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Afrique : l’enclavement, défi majeur du Conseil des chargeurs du Tchad

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Afrique : l’enclavement, défi majeur du Conseil des chargeurs du Tchad 1

Le Conseil des chargeurs du Tchad fait face à plusieurs défis dont le majeur demeure l’enclavement de ce pays qui est obligé de passer par le Cameroun pour atteindre la mer. C’est ce qu’a indiqué le directeur général du Conseil des Chargeurs du Tchad. Cette institution veut s’imprégner de la réussite de ses collègues africains pour améliorer leurs services.

Dans une interview exclusive accordée à Zoom Eco, Moustapha Nou explique le fonctionnement de cette institution.

« Le défi majeur pour notre pays reste l’enclavement aggravé par des coûts de transport exorbitants sur les principaux axes régionaux qui relient le pays à la mer. C’est d’ailleurs l’un des plus grands obstacles au développement de l’économie de ce pays», a-t-il indiqué.

En effet, le port le plus proche, Douala au Cameroun est situé à 1 700 km de N’Djamena. Le Tchad dispose aussi d’autres d’accès à la mer : Lagos à 1 900 km de N’Djamena, Cotonou à 2 000 km, Lomé à 2 100 km, Tema à 2 300 km, Pointe Noire à 2 700 km, Port Soudan à 3 350 km, les ports libyens à plus de 3 500 km et Alger à 4 300 km.

Les voies de désenclavement extérieur du Tchad, constituées par les différentes possibilités de voies d’accès à la mer, sont nombreuses et comprennent principalement : la voie camerounaise, la voie nigériane, les voies d’accès aux ports de Cotonou au Bénin ; Lomé au Togo ; Tema au Ghana.

Il y a aussi la voie trans- équatoriale vers Pointe Noire, la voie soudanaise vers Port Soudan, la voie libyenne et la voie algérienne.

« Malgré cette situation, le Tchad besoin d’une ouverture maritime. La voie camerounaise, qui part de Ndjamena pour aboutir à Douala, est actuellement la principale voie de désenclavement du Tchad», a révélé Moustapha Nou.

Bien plus, près de 90% du tonnage de fret international du Tchad en 2009 empruntent le corridor camerounais. Ce dernier, composé des voies terrestres légales pour le transit des marchandises Tchadiennes entre Ndjamena et le port de Douala, passe par Ngaoundéré et comprend plusieurs variantes d’itinéraires tant sur le territoire du Tchad que sur celui du Cameroun.

Les deux pays ont tenu, du 9 au 10 janvier 2019, une réunion de travail qui leur a permis de poser les bases d’une nouvelle coopération entre les services des douanes respectifs.

Pour Moustapha Nou, « la concertation avait pour objectif de faciliter le transit entre le Cameroun et le Tchad, d’améliorer les recettes douanières des deux pays, d’échanger les données sur le transit conventionnel, de poursuivre l’encadrement du transit non-conventionnel, d’alléger le système de cautionnement et d’accélérer l’apurement des cautions.»

Au delà de l’enclavement, l’autre défi demeure les tracasseries sur la route appelée « Corridor conventionnel ».

Une convention a été signée, rassure Moustapha Nou. Elle retrace les nombres de contrôle dans de check-points qui sont de centres spécialisés de contrôle en dehors desquels, selon l’esprit de la convention, il n’y aurait pas de contrôle.

Réalisations
D’après le directeur général de cette institution, plusieurs sont à compter dans leurs actifs. Il s’agit notamment des aires de repos ; la construction des entrepôts. Le recyclage de leurs chargeurs par de formations de pointe telles que les outils de facilitation avec les banques, le commerce international.

Le Conseil des chargeurs du Tchad a également expérimenté ce qu’on appelle le soft conduit international. C’est en fait un document qui accompagne le fret depuis le port jusqu’à l’arrivée de la terre Tchadienne.

Dans ce document, qui est l’équivalent du FERI de l’Ogefrem, vous avez toutes les administrations impliquées dans le processus au contrôle, à savoir le PDG (Police, Douane, Gendarmerie) et le phyto sanitaire.

Dans le lot de perspectives, cette institution compte diversifier ses sorties vers la mer, c’est-à-dire, implémenter avec le Soudan avec qui ils ont déjà un début d’utilisation de sa voie. Le souci est celui de multiplier les accès à la mer pour ne pas payer un tribut cher en cas de problème.

De l’Ogefrem, le Conseil des chargeurs du Tchad tire beaucoup de leçons de ce conseil qu’il qualifie des plus grands de conseils d’Afrique.

Des assises de Kinshasa, il affirme retenir ce souci de mutualiser leurs efforts pour faire face aux autres continents.

En rappel, le Conseil des chargeurs du Tchad a été créé en 1984. Il a pour mission de défendre et d’assister les clients sur toute la ligne multimodale de transport.

Nadine FULA

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