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Bruno Kapanji : “le projet Inga III n’est pas un éléphant blanc”

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Le chargé de mission de l’Agence pour le développement et la promotion du projet grand Inga (ADPI), Bruno Kapanji Kalala a déclaré, en marge des travaux de la DRC Mining Week 2018, que le projet Inga III n’est pas un éléphant blanc. Le projet a été redimensionné et les consortium sélectionnés s’activent à finaliser les formalités y afférentes. Objectif : passer à l’étape de réalisation du projet. Dans une interview accordée à Zoom Eco, il a éclairé l’opinion sur ce qui est fait et ce qui reste à faire.

En ce qui concerne l’état des lieux des travaux de Inga III, Bruno Kapanji, chargé de mission du Chef de l’Etat en charge de l’Agence pour le développement et la promotion du projet grand Inga (ADPI), plusieurs choses sont à retenir.

“Ce projet était lancé depuis 2011 grâce au financement de la banque africaine de développement. Une étude de faisabilité était faite en 2014. Ce projet présentait deux hypothèses dans sa phase de réalisation. Primo, réaliser Inga III en deux phases dites basse et haute chute avec une configuration physique. Secundo, passer carrément à Grand Inga en faisant un barrage unique qui serait équipé en commençant par Inga III, IV, jusqu’à VIII”, a – t – il rappelé.

Après cette étape, un appel d’offre avait été lancé, deux ans plus tard, soit en 2016. Deux entreprises ont répondu à cet appel d’offre. Il s’agit d’une entreprise Espagnole dénommée PRO INGA et une chinoise dénommée China Inga III.

Redimensionnement du projet

D’après Bruno Kapanji, “les deux avaient souligné dans leur appel d’offre qu’elles seraient prêtes à travailler avec l’entreprise concurrente si l’une était retenue. C’est ainsi qu’il leur était demandé de faire une offre unique avec une production de 11 000 mégawatts contrairement au projet initial. Ce projet initial tel réalisé avec la Banque Mondiale au départ, envisageait une production de 4 800 mégawatts”.

En réalité, avec ces deux consortiums, la capacité de production du projet a été revue à la hausse. Donc, le projet a été redimensionné.

Et c’est en décembre 2017, affirme le chargé de mission de l’ADPI, que les deux entreprises ont confirmé leur union. Actuellement, les avocats de ces deux consortiums sont en train de finaliser les documents. “Une fois terminé, il faudra refaire encore une autre étude de faisabilité. Car, la première portait sur une production de 4 300 mégawatts alors que les deux consortiums en proposent 11 000. C’est la partie commerciale à étudier avec les acheteurs”, a indiqué Bruno Kapanji.

Questions diverses

La République sud-africaine avait signé un traité avec la RDC en se référant à la première proposition. Ce traité parlait d’une production de 4 800 mégawatts répartis comme suite 2 500 pour l’Afrique du Sud, 1 300 pour les entreprises minières et 1 000 pour la population. Avec le redimensionnement du projet, il y a lieu de penser à une nouvelle répartition.

Inga III mettra-t-il fin au phénomène “délestage” ? Certainement, répond Bruno Kapanji. Il y aura encore de délestages. Car, ces derniers ne viennent pas seulement de la production. Il a plusieurs origines, notamment du transport, de la distribution ou même de la gestion’’, a-t-il précisé, soulignant que Inga III viendra atténuer cette difficulté de délestages mais ne fera pas disparaître le phénomène totalement.

A RE(LIRE) : projet Inga 3, l’intérêt de l’Afrique du Sud s’est-il émoussé?

A quand finalement le démarrage effectif des travaux ?  A cette question de Zoom Eco, le chargé de mission de l’ADPI s’est réservé de donner une date exacte.

“A ce jour, nous sommes dans l’attente de la constitution de ces deux consortiums avec une offre unique. Une nouvelle étude de faisabilité doit se faire. Il faut mobiliser les financements. Ce n’est qu’alors qu’on pourra avancer une date. Donc, le plus tôt possible”, a indiqué Bruno Kapanji Kalala.

Pour terminer, nous avons cherché à savoir si la réalisation du projet Inga III pourra apporter la solution durable aux entreprises minières qui fustigent le déficit de la desserte en énergie électrique.

Au chargé de mission de l’ADPI de préciser : “aujourd’hui, les miniers ont un déficit de 1 300 mégawatts. Avec ce projet, il y aura certes une atténuation. Mais avec l’embellie des cours des métaux, il y aura certainement une augmentation dans la demande. Nous saurons y faire face’’.

Nadine FULA | Envoyée Spéciale à DRC Mining Week

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