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Grands-Lacs : projet Ruzizi III, des bailleurs de fonds mobilisent 400 millions d’euros

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Grands-Lacs : projet Ruzizi III, des bailleurs de fonds mobilisent 400 millions d’euros 1

Des bailleurs de fonds du projet de construction de la centrale hydroélectrique Ruzizi III ont  mobilisé 400 millions d’euros dont 20% par la Banque africaine de développement depuis 2015. De ce montant global, les bailleurs européens dont l’AFD, la BEI, la KFW et l’UE interviennent à 50%, soit près de 200 millions d’euros. Pour l’Union européenne, cet apport démontre son engagement pour le développement économique durable de la région des Grands – lacs regroupant le Burundi, le Rwanda et la Rd Congo.

Après l’étape de signature d’accords rendue effective ce 29 juillet 2019 à Kinshasa, la pose de la première pierre de construction de la centrale hydroélectrique est prévue en 2021. Et les travaux seront achevés cinq ans plus tard, soit en 2026. Pour y arriver les parties prenantes devront œuvrer pour relever trois types des défis.

Accélérer la mise en œuvre des accords

Des activités importantes sont à réaliser dans les meilleures conditions possibles. Il s’agit notamment de l’établissement de la société de projet, la réalisation des études géologiques et géotechniques complémentaires, l’actualisation des études d’impact environnemental et social ainsi que les études d’avant-projet détaillées qui fixeront l’implantation définitive du site de la centrale.

Il y a également l’instruction et l’approbation des différents financements du projet. A ce sujet, les bailleurs de fonds dont l’UE qui réaffirment leur soutien indéfectible attendent la disponibilité des études révisées pour organiser une mission conjointe sur site pour procéder à l’instruction.

Faire de Ruzizi 3 un outil de développement

L’enjeu consiste de permettre à Ruzizi de jouer son rôle dans le développement de la sous-région, la gestion de l’interconnexion électrique et la fourniture permanente d’électricité d’origine renouvelable.

Cet enjeu a comme implications : la mise en place d’un marché régional de l’énergie, la gestion coordonnée et si possible l’intégration des réseaux électriques mais aussi le renforcement des activités de l’Autorité du Bassin du Lac Kivu et la rivière Ruzizi (ABAKIR) responsable de la gestion intégrée des ressources en eau de la Ruzizi, la mise en place de capacité de stockage de l’électricité excédentaire qui pourrait notamment provenir des centrales solaires photovoltaïques.

Accès à l’électricité au prix abordable

L’électricité qui sera produite devra permettre aux acteurs de la région de booster leurs activités économiques, source de développement et d’investissement, au bénéficie des populations locales. D’où, la nécessité de garantir l’accès à un prix abordable.

L’accélération du développement socio-économique, la stabilité, la paix et l’intégration de la coopération régionale sont les objectifs poursuivis par les trois Etats.

« Ce projet a des atouts nobles : le caractère régional du projet, son grand impact socio-économique, sa détermination indéniable à la consolidation de la paix, au renforcement de la coopération dans la région et à la lutte contre le déboisement, l’engagement sans faille des Etats, son rôle dans la résorption du déficit énergétique dans la région », a précisé le ministre d’Etat congolais, Pierre Kangudia Mbayi, assumant l’intérim du ministre de l’Energie.

Eric TSHIKUMA

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