Connect with us

a la une

Kinshasa : interdiction formelle d’inhumer de cadavres dans cinq cimetières fermés

Published

on

Kinshasa : interdiction formelle d’inhumer de cadavres dans cinq cimetières fermés 1

Désormais, aucun mort ne pourra plus être porté aux cimetières de Kintambo, Kinsuka, Kimbanseke, Kinkole-RVA et Tshuenge. Ces lieux de sépulture très prisés par la majorité de familles sans ressources à Kinshasa, sont fermés. Ainsi en a décidé le gouvernement provincial de la capitale de la RDC, dans une correspondance datée du 9 juillet courant, adressée au chef de Division urbaine de l’Intérieur et sécurité.

Dans sa lettre, Dolly Makambo, ministre provincial de l’Intérieur, sécurité, décentralisation et affaires coutumières, précise que cette mesure est un rappel d’une instruction antérieure souffrant d’application effective.

L’ancien bourgmestre de Gombe, élu député provincial en décembre dernier, constate avec regret qu’en dépit de l’interdiction formelle d’inhumer les cadavres dans les cimetières cités ci-dessus, des enterrements clandestins s’y font régulièrement.

Le cimetière de Kintambo, par exemple, pourtant officiellement fermé depuis 1998, continue d’enregistrer des enterrements secrets dont seules les tierces personnes exigent des formalités y afférents. Aussi, les conditions d’inhumation des corps dans ces nécropoles, fermées faute d’espaces disponibles, laissent à désirer. Les morts sont parfois empilés les uns sur les autres. Qui pis est, les tombes sont disposées n’importe comment.

Pour accéder à certaines, il faut en escalader d’autres. Ces cimetières sont tellement saturés que les visiteurs ne savent plus se frayer un chemin entre les sépulcres. Malgré cet état des choses, ces cimetières continuent à recevoir une centaine de morts en moyenne chaque semaine. Les fossoyeurs superposent les « nouveaux venus » sur les « anciens ».

Les employés de l’Hôtel de ville commis à ces cimetières continuent à percevoir des taxes d’inhumation et ne rendent de compte qu’aux bourgmestres de communes concernées.

Toutes proportions gardées, les cimetières de « Benseke Futi » dans la commune de Mont -Ngafula et « Nécropole entre terre et ciel » à N’sele, dans la bourgade Est de la ville de Kinshasa, sont les seuls où les morts sont portés dans le strict respect des normes. Cependant, ces deux sépultures restent inaccessibles pour la majorité de familles, vivant sans ressources à Kinshasa. Et pour cause, les frais d’inhumation sont très élevés.

A la « Nécropole entre Terre et ciel », par exemple, le minimum à payer serait de près de 3 000 USD. Ce qui représente toute une fortune pour de nombreuses familles remuant ciel et terre pour réunir le minimum nécessaire, pour un cercueil modeste de quelque 300 USD.

Le ministre provincial de l’Intérieur, sécurité, décentralisation et affaires coutumières de Kinshasa, a mille et une fois raison de fermer tous les cimetières ne respectant plus les normes. Problème cependant, plus d’un observateur estime que l’on devrait plutôt s’interroger sur les raisons qui poussent ces familles à enterrer leurs proches dans des nécropoles désaffectées.

En même temps que la plupart des cimetières de Kinshasa sont hyper saturés, d’aucuns pensent que l’autorité urbaine aurait mieux fait d’alléger les formalités, surtout en termes de frais d’inhumation dans les cimetières ayant encore de l’espace.

FA/ZE

Continue Reading
Advertisement
Click to comment

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Edito

Advertisement