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Kinshasa : les administratifs de l’Assemblée provinciale accusent quatre mois d’arriérés de salaires

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Kinshasa : les administratifs de l’Assemblée provinciale accusent quatre mois d'arriérés de salaires 1

Le personnel administratif de l’Assemblée provinciale de Kinshasa accuse au total quatre mois d’arriérés de salaires. Et plusieurs voix se lèvent déjà pour déplorer cet état des choses, dès lors que l’on sait très bien que les députés provinciaux de la ville reçoivent leurs émoluments comme il se doit.

Il est donc à peine compréhensible que l’administration qui travaille d’arrache-pied, pour la réussite des différents travaux des députés en amont comme en aval soit abandonnée à son triste sort.

« Les députés Provinciaux ne voient que leurs propres intérêts. Nous faisons beaucoup de travail ici pour l’intérêt des kinois et kinoises, mais souvent nous sommes oubliés », a confié à Zoom Eco sous l’anonymat un membre de l’administration de l’organe délibérant, fatigué de promesses.

Réagissant à ce sujet au micro de Top Congo, ce 8 octobre 2019, le président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa, Godéfroid Mpoyi Kadima, a expliqué que la seule difficulté rencontrée est que le gouvernement n’était pas encore mis en place, ce qui a retardé les choses.

« L’argent doit provenir du gouvernement central. Nous n’avons pas une base pouvant nous permettre de supporter cette charge, au niveau provincial. Ce n’est pas seulement un problème qui concerne la seule ville de Kinshasa, toutes les assemblées provinciales de la république connaissent le même problème. Nous avons déjà entamé des démarches avec les autorités pour trouver une solution à ce problème, et nous sommes disciplinés », a-t-il indiqué.

Godé Mpoyi a tenu à apaiser les uns et les autres évitant des nouveaux soubresauts, à l’instar des questions de l’indemnité de sortie des anciens députés provinciaux qui sont à couteaux tirés avec lui jusqu’à ce jour, ou les revendications autour des anciens membres des cabinets ayant travaillé lors de la législature passée, pour ne citer que ces deux cas.

Cette situation d’une dépendance financière de la part du Gouvernement central, pose une fois de plus des réelles questions sur la problématique de la décentralisation qui est non seulement une simple déconcentration du pouvoir, mais également des moyens.

Il serait en même temps louable d’évoquer l’épineuse question de la rétrocession des quarante pourcents qui doit revenir aux provinces, et qui n’arrive toujours pas, et la mise en œuvre effective de la fonction publique provinciale, qui doit être gérée par les provinces, sous la supervision du Gouvernement central.

Harris KASONGO

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