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RDC : 90% d’éléphants tués, le commerce d’ivoires une menace permanente

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RDC : 90% d'éléphants tués, le commerce d'ivoires une menace permanente 1

Face à cette criminalité faunique qui s’amplifie d’avantage, Océan et Codelt, deux organisations de la société civile, montent au créneau et lancent la campagne ” plus jamais ça”. Une campagne organisée grâce à l’appui de l’USAID et WWF. Au cours d’une conférence-débat organisée ce vendredi 20 septembre 2019 au siège du Conseil économique et social, elles en appellent à l’implication de tous pour dénoncer cette pratique.

D’après des enquêtes de la CITES, le commerce d’Ivoire cause la mort de 30 000 éléphants chaque année. Et selon les experts, un éléphant est abattu chaque quinze minutes. Et d’après les inventaires réalisés par la réserve de faune à Okapi, actuellement la grande population est estimée entre 5 000 à 10 000, alors qu’en 1980 la RDC abritait 100 000 éléphants, soit 90% sont décimés.

RDC : 90% d'éléphants tués, le commerce d'ivoires une menace permanente 2A la base de cette situation, le marché très juteux d’Ivoires et d’écailles de Pangolin.
En effet, la demande d’Ivoire au niveau international et en Asie en particulier poussent les éléphants au bord de l’extinction. Ces ivoires sont utilisés pour la fabrication d’objets de décoration, de bijoux, de bibelots.

RDC, à la pointée du trafic d’Ivoire

La République démocratique du Congo vient une fois de plus s’illustre dans le trafic de grande envergure. La CITES indique avoir enregistré plusieurs saisies au Vietnam. En date du 20 mars 2019, 9 124 kg d’Ivoires saisis au Vietnam. Quelques semaines plus tard, 3 446 kg d’Ivoires et 3 977 kg d’écailles de Pangolin.

En date du 18 juillet, 1 217 kg d’écailles de Pangolin saisis à l’aéroport d’Istanbul ; le 21 juillet au port de Singapour, 11 912 kg d’écailles de Pangolin et 8797 kg d’Ivoire.

Que faire face à marché juteux en RDC ?
La société civile recommande la poursuite en justice de personnes et services impliqués dans ce trafic ; le rapatriement de toutes ces marchandises saisies ; la mise en place d’une juridiction spécialisée pour les crimes environnementaux ainsi qu’une unité de la police spécialisée sur la criminalité environnementale ; impliquer les transporteurs aériens, maritimes, fluviaux, routiers, par un engagement écrit à ne pas embarquer les espèces et trophées de Faune et flore sauvages en provenance où à destination de la RDC.

La société civile pense ainsi contribuer à la préservation de ces espèces qui sont en voie d’extinction.

Nadine FULA

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