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RDC : analyse de la situation économico-financière selon le FMI

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La Rd Congo est confrontée à des défis de développement considérables malgré sa riche base de ressources naturelles. Pour le Fonds monétaire international (FMI), la première alternance pacifique du pouvoir au sommet de l’Etat offre l’occasion d’engager des réformes pour réduire la pauvreté généralisée, créer des emplois et promouvoir une croissance inclusive.

Les administrateurs du FMI ont, au terme de la réunion du 26 août dernier, pris acte de la nécessité de consolider et de tirer parti de gains des politiques macroéconomiques prudentes qui ont contribué à stimuler la reprise après la chute des prix à l’exportation entre 2016 et 2017.

D’après les estimations du FMI, la croissance du PIB devrait tomber à 4,3% en 2019 avec la chute des prix du cuivre et du cobalt par rapport au sommet atteint en 2018. Un déficit budgétaire de 0,2% du PIB est prévu et les revenus miniers étant inférieurs à ceux de 2018.

« Le déficit du compte courant devrait diminuer 3,5% du PIB, les réserves de change de la banque centrale passant à 3,7 semaines d’importations. Selon les politiques actuelles, les revenus en RDC resteront bien en dessous de la moyenne de l’Afrique subsaharienne malgré l’impact positif du Code minier révisé de 2018. La prolifération des taxes et des institutions fiscales ; exemptions fiscales généralisées ; une base d’imposition étroite ; et de longues frontières poreuses sont les facteurs sous-jacents », indique le conseil d’administration.

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L’évaluation faite par les administrateurs du FMI révèle que les prévisions budgétaires de l’Etat congolais ont eu tendance à s’écarter largement des résultats, nuisant ainsi à la crédibilité du processus budgétaire et du contrôle parlementaire. Alors que les procédures de dépense d’urgence ont été largement utilisées et d’importants arriérés intérieurs ont été accumulés.

De l’autre côté, soutient le conseil d’administration du FMI, la politique monétaire a été entravée par les niveaux élevés de dollarisation. D’où, la nécessité de veiller à l’application de la nouvelle loi sur la banque centrale qui a été promulguée en 2018 pour renforcer l’indépendance de la banque centrale, augmenter son capital et renforcer sa capacité de supervision du système financier.

La transparence et la responsabilité dans la gestion des ressources naturelles demeurent des défis majeurs auxquels la Rd Congo est confrontée. Un décret de 2011 obligeant le Gouvernement à publier tous les contrats miniers, pétroliers et forestiers n’a pas été pleinement appliqué.

« Les états financiers vérifiés de certaines entreprises d’État ne sont pas accessibles au public. Le FMI effectuera une mission d’évaluation de la gouvernance en octobre », ont prévenu les administrateurs.

Quant au climat des affaires, le conseil d’administration constate qu’il reste difficile en raison d’un large éventail de facteurs, notamment la complexité de la fiscalité et les vulnérabilités judiciaires. La faiblesse des infrastructures entraîne aussi des coûts de production élevés.

Emilie MBOYO

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