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RDC : Après dix ans d’inactivité, la MIBA reprend avec la paie des agents et cadres

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RDC : Après dix ans d'inactivité, la MIBA reprend avec la paie des agents et cadres 1

Les agents et cadres de la Minière de Bakuanga (MIBA) ont perçu un mois de salaire le lundi 7 septembre dernier, a-t-on appris des sources concordantes. Bien que minime, cette paie soulage tant soit peu ces fonctionnaires de la MIBA qui cumulent pour la plupart plus de 170 mois d’arriérés de salaires.

Les dirigeants de la MIBA ont eu un petit souffle avec le versement d’une deuxième tranche de paiement de la créance de l’Etat de l’ordre de 5 millions de dollars. Le montant total de la créance que le Gouvernement doit payer à la MIBA s’élèverait à une dizaine de millions de dollars américains. Si l’Etat congolais apurait ses arriérés de créance vis-à-vis de la MIBA, cela constituerait une vraie bouée de sauvetage pour garder à flot cette entreprise de l’Etat.

Ce fonds aiderait à soulager la trésorerie de la Minière de Bakwanga qui fait face à plusieurs charges dont les arriérés de salaires impayés, des décomptes finaux qui ne sont pas payés, les gens partent à la retraite sans percevoir leur décompte final.

Du côté de la direction de la MIBA, rien n’a filtré sur le chiffre exact décaissé et le nombre d’agents qui en sont bénéficiaires. Du moins, la direction note le satisfecit des agents.

Ce deuxième paiement intervient suite à l’implication du chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi. Celui-ci avait instruit depuis le mois d’avril dernier que la situation d’impaiement des agents de la MIBA soit décantée.

Tout compte fait, une partie des salaires avait été versée à ces agents. Et le président de la délégation syndicale de la MIBA, M. Mohamed Ntumba Febatare, s’en réjouit.

Selon ce délégué syndical, il existe un contrat de joint-venture signé entre la MIBA et la SACIM. D’après lui, cette convention devrait être suivi d’un décaissement progressif de 47 millions de dollars américains et la dotation de la MIBA d’un partenaire fiable et crédible pour sa relance effective.

Dans un autre chapitre, la Direction générale de la MIBA venait de payer au mois d’août dernier, les frais de participation aux examens d’Etat de 400 élèves enfants de ses agents et travailleurs pour qu’ils passent sans soucis les épreuves de la dissertation.

Tout porte à croire qu’il y a une réelle volonté de relancer la Minière de Bakuanga. Ce géant malade de l’industrie diamantifère dispose de 14 massifs miniers dont le plus important abrite un gisement d’une valeur de de 14 millions de carats.

La province du Kasaï Oriental dépend majoritairement de la production de la MIBA. Et l’économie de la ville de Mbuji-Mayi, qualifiée jadis de capitale mondiale du diamant subit de plein fouet le contre-coup de l’inactivité de la MIBA.

Julien MAO MAMPO.

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