Connect with us

a la une

RDC : barrage de Zongo II, un projet mal évalué sur le plan technique et financier (étude)

Published

on

RDC : barrage de Zongo II, un projet mal évalué sur le plan technique et financier (étude) 1

La construction de la centrale hydroélectrique de Zongo II dans la province du Kongo central s’est faite sur base d’un projet mal évalué tant sur le plan technique que financier. C’est ce que révèle une étude menée par le Centre d’études et de recherche sur les énergies renouvelables de Kinshasa (CERERK). Les résultats ont été présentés par le chercheur, Kitsisa Khonde, ce mercredi 10 juillet 2019. C’était au cours d’une cérémonie qui a eu lieu dans la salle des conférences de l’hôtel Bella Riva dans la commune de Gombe à Kinshasa.

L’étude avait pour objectif d’une part de vérifier si la centrale atteindra ses objectifs de production d’énergie et de gain économique en faveur de la RDC. D’autre part, il était question de se rassurer que le projet pourrait servir d’exemple dans la conception et la réalisation des projets similaires dans le pays. D’où, la question de savoir si le projet était un modèle à suivre.

« Les coûts du projet ont été sous-estimés. Plus encore, les travaux de construction de la centrale de Zongo II ont été amorcés sans que toutes les études ne soient correctement achevées, vérifiées et approuvées par l’expertise appropriée. Les conséquences ont été néfastes : retard remarquable sur la durée des travaux prévus pour une durée de trois ans, allant du 14 mars 2012 au 14 mars 2015, avant d’être revu pour quatre ans, et finalement pour six ans, à cause des problèmes financiers ayant entraîné la suspension des travaux », rapporte l’étude de CERERK.

RDC : barrage de Zongo II, un projet mal évalué sur le plan technique et financier (étude) 2Hormis le fait que le projet ait été mal évalué, ce Centre de recherches indique que ce projet demeure insatisfaisant, mal planifié et inachevé. Nonobstant ces deux aspects négatifs, les experts du CERERK estiment que Zongo II est un projet encourageant.

« En effet, sur le plan d’acquisition de nouvel outil de production de l’énergie électrique et des lignes de transport de l’énergie, Zongo II est un exemple à encourager pour notre pays qui, malgré son potentiel énergétique en ce domaine, se classe encore parmi les pays les moins servis en électricité, son taux d’électrification se situant autour de 14 %. Zongo II arrive, 30 ans après la dernière centrale construite en RDC, celle de Mobayi Mbongo, inaugurée en 1998 dans la province du Nord-Ubangi », précise l’étude.

Même si l’initiative de construction d’une nouvelle centrale hydroélectrique est à encourager, l’étude suggère qu’il faut cependant qu’un tel projet soit mené dans un processus rigoureux de planification et de bonne gouvernance pour en permettre l’optimisation au bénéfice du pays et de sa population.

A RE(LIRE) : la centrale hydroélectrique de Zongo II en chiffres !

En rappel, le vendredi 22 juin 2018, la centrale hydroélectrique Zongo II a été inaugurée par Joseph Kabila, alors président de la République. Cette centrale était en construction depuis 2012 par l’entreprise chinoise Sino Hydro.

La centrale Zongo II est constituée de trois machines dont chacune est en mesure de produire 50 MW. Elle possède, selon son constructeur, une puissance de plus de 150 mégawatts. Le coût total des travaux est évalué à 360 000 000 USD.

Démarrés en 2012, les travaux de Zongo II devraient se terminer en décembre 2015. Curieusement, c’est en 2017 que les travaux de cette centrale ont été « achevés ». Il y a lieu de souligner que cette étude de CERERK a été menée sur une période antérieure à l’inauguration de Zongo II.

Olivier KAMO

Continue Reading
Advertisement
Click to comment

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Edito

Advertisement