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RDC : Code minier, Yuma détruit l’argumentaire du G7 miniers !

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Première sortie médiatique depuis la promulgation du Code minier révisé. A ce qu’il qualifie de «tir de barrage» sans précédent de la part du Groupe de sept (G7) miniers dissidents de la chambre des mines du patronat congolais, Albert Yuma reste logique dans sa démarche. Il a détruit, point par point, l’argumentaire fondant leur refus de voir cette mesure de «bon sens économique» escompté ses effets.

Crainte sur la rentabilité d’activités

Que certaines dispositions de cette Loi minière ruineraient, d’après le G7 miniers, la rentabilité de leurs entreprises, surtout celles de leurs actionnaires d’autant plus qu’en RDC aucune des Jointe-venture n’apparaît comme rentable.

«L’argumentation n’est pas recevable. Car, si la redevance minière augmente, leur chiffre d’affaire va presque doubler par rapport à l’année dernière en raison de l’augmentation du prix du cobalt, quand leurs charges d’exploitation resteront identiques. Nos calculs prouvent que la part d’EBITDA de certains grands producteurs, va passer mécaniquement de 30% à 50%», a rétorqué Albert Yuma à Washington devant un parterre d’invités triés sur le volet.

Crainte sur la sécurité d’investissements

Albert Yuma a préféré paraphraser certaines déclarations crédibles pour botter en touche le fait que le changement de régime fiscal ferait peser un risque sur l’attractivité du pays, voire le départ des opérateurs miniers.

Le président de la FEC et président du Conseil d’Administration de la Gécamines, Albert Yuma lors de son passage à Atlantic Council à Washington.

La première est celle du cabinet de notation Moodys : «même avec la hausse annoncée des prélèvements miniers, les taux de redevances de la RDC resteront parmi les plus compétitifs au monde pour les principales sources, y compris le cuivre et l’or, ce qui signifie que l’environnement d’investissement domestique ne sera probablement pas affecté».

La seconde a été l’explication d’un journaliste de  Bloomberg News Agency dans une publication du 12 mars dernier, évoquant la base de données des redevances sur le cuivre de  PricewaterhouseCoopers, pour soutenir que «même après l’augmentation, les redevances minières au Congo resteront parmi les plus faibles ».

Albert Yuma constate avec regret que le caractère alarmiste de ces opérateurs quant à la supposée insécurité de leurs investissements n’empêchera cependant pas de faire de la RDC, citant BMI (filiale de Fitch), «le marché minier majeur qui connaît la croissance la plus rapide au monde cette année malgré des risques politiques et réglementaires accrus».

A RE(LIRE) : l’industrie minière suggère le changement du ¼ du Code minier !

Campagne de sape démaquée

Si dans le milieu des miniers et même publiquement, certains ont accusé le gouvernement de détourner les supposées retombées pour l’Etat, et que d’autres seraient d’accord pour payer plus de taxes, seulement en cas de certitude que cet argent bénéficiait au peuple congolais, Albert Yuma estime que l’exercice de la souveraineté d’un Etat et du libre exercice législatif de son Parlement n’ont pas à être conditionnés par l’appréciation de quoique ce soit sur le fonctionnement dudit Etat.

« Ces campagnes de dénigrement ne semblent avoir que pour seul objectif de détourner l’attention du seul vrai sujet qui vaille, à savoir l’iniquité du partage de la rente minière entre l’Etat qui en est le possesseur, et les investisseurs, qui sont les opérateurs», a insisté le président de la FEC.

Abondant dans le même sens, le député Patrick Thierry André Kakwata déplore le fait que des entreprises minières en jointe-ventures et celles qui ont des concessions à exploitation n’ont fait que déclaré des pertes des années durant afin d’échapper au fisc.

« Nous nous demandons pourquoi elles ne partent pas tant qu’elles ne déclarent que des pertes? Il était temps que cette révision, avec la méthode de la mine distincte, rétablisse l’équité pour que ces sociétés déclarent l’impôt sur les bénéfices et que l’état puisse rentrer dans ses droits. La valorisation économique du gisement comme apport au capital social permettra aussi à l’État de participer. Il est anormal, à ce jour, que le secteur minier ne contribue qu’à 17% dans le budget de l’Etat alors que son potentiel est de plus de 80%», a-t-il commenté à Zoom Eco.

Emilie MBOYO | Zoom Eco

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