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RDC : conférence minière 2018, la participation de la société civile conditionnée !

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La participation des organisations de la société civile œuvrant dans le secteur des ressources naturelles aux travaux de la troisième conférence minière, ouverts mercredi 12 septembre 2018 à Kolwezi, est conditionnée. D’après les informations recueillies dans les milieux de ces activistes, il en ressort trois principales exigences.

La première, c’est l’octroi des badges de participant à la soixantaine des délégués de la société civile qui se sont inscrits régulièrement et obtenus la confirmation des organisateurs. Ce, avant d’effectuer le déplacement de Kolwezi.

La deuxième condition tend visiblement à contraindre le gouvernement à reconnaître que l’organisation de cette conférence a connu un désordre dans l’enregistrement des délégués de la société civile, lequel désordre a conduit à l’exclusion de ses membres. Aussi, l’Exécutif devrait-il prendre l’engagement pour que cela ne soit plus répétitif. Donc, une véritable démarche pédagogique.

Enfin, la troisième exigence reste dépendante de la satisfaction des deux premières. Car, d’après le responsable d’une organisation concernée, la décision de participer ou non aux travaux reviendrait, in fine, aux membres qui se sont vus écartés.

Entre-temps, apprend-on, une réunion de concertation est prévue ce matin de jeudi à la première heure entre les deux parties. Les organisateurs seront représentés par le secrétaire général aux Mines et éventuellement le directeur de cabinet du ministre des Mines. Ils seront face à un comité restreint des délégués des organisations de la société civile. Bien avant la tenue de cette réunion, nous apprenons qu’une bonne partie de badges des participants de la société civile avait déjà été imprimée. L’autre le sera sûrement ce matin.

Sur place à Kolwezi, il s’est observé un engouement sans précédent justifié par l’intérêt manifeste de plusieurs personnalités à vouloir participer à la conférence. Tous les délégués, sans exception aucune, ont fait la file. La majorité, y compris certains officiels, a attendue des heures durant pour obtenir le sésame.

Cependant, d’après les témoins, les membres de la société civile n’ont pas voulu se soumettre à cette procédure d’attente comme tout le monde. Alors que le processus évoluait normalement vers la solution à leur plainte, une source proche de l’organisation nous a révélé que certains membres de la société civile ont lancé leur communiqué de retrait de leur participation.

Peut-on parler d’exclusion ou d’auto-exclusion de la société? Si oui, pour quelles raisons tant que le programme d’activités prévoit les prises de parole et la modération des panels des travaux par certains délégués de la société civile ? Pourrait-elle encore participer après cet incident? L’issue de la concertation de ce matin nous en donnera la réponse.

En rappel, la société civile a pris la décision d’arrêter définitivement sa participation à la conférence minière le jour de l’ouverture des travaux évoquant les désordres dans l’organisation. Elle a, dans le même communiqué, annoncé la tenue d’une conférence alternative pendant deux jours, soit du 13 au 14 septembre 2018 à Kolwezi.

A propos de cette option précise, rien n’est encore dit ni fait concrètement.

Eric TSHIKUMA | Zoom Eco, depuis Kolwezi

Edito

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