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RDC : défis énergétiques pour l’Etat, opportunités d’affaires pour les investisseurs !

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RDC : défis énergétiques pour l'Etat, opportunités d'affaires pour les investisseurs !

L’énergie est le moteur du développement en ce qu’il permet le décollage économique, agricole et industriel. Et la RDC offre d’énormes opportunités d’investissements pour l’industrialisation énergétique. Albert Yuma, président de la Fédération des entreprises du Congo (FEC), les a présentées lors de la conférence sur l’énergie qui se déroule du 5 au au Pullman Hotel Kinshasa.

De l’urgence économique à l’urgence sociale, en passant par l’urgence écologique l’urgence écologique, les enjeux énergétiques sont de taille. Au-delà des défis, ce sont des opportunités pour les opérateurs économiques du secteur à qui le ministre de l’Énergie, Ingele Ifoto a lancé un vibrant appel afin de venir investir en RDC.

Quelques chiffres illustrés par le président de la FEC :

  • 600 millions de personnes en Afrique subsaharienne n’ont pas accès à l’électricité, qui concerne seulement 33% d’entre elles, contre moins de 10% en Rd Congo, soit près de 0% dans les zones rurales et à peine 19% dans les zones urbaines.
  • les combustibles traditionnels, le bois et le charbon de bois, représentent plus de la moitié du bilan énergétique primaire et final de l’Afrique, tout comme en Rd Congo où 80% de la population utilise des combustibles traditionnels pour cuisiner, avec les risques que cela fait peser sur notre patrimoine forestier, qui serait sans doute mieux valorisé à d’autres usages.
  • le secteur minier congolais rencontre des difficultés importantes pour s’approvisionner et qu’il fait face à un déficit de l’offre estimé à 700 MW. Ce déficit coûterait en production selon certains entre 300 et 500 000 tonnes de cuivre par an. L’agro-industrie, l’industrie manufacturière et tout le secteur tertiaire ont également besoin d’énergie.
  • la capacité de production installée en Afrique totalise 28 gigawatts, alors que la RDC à elle seule possède un potentiel hydroélectrique de 774 gigawatts, dont moins de 3% sont effectivement exploités.

Le président de la FEC, Albert Yuma parlant des défis énergétiques de la RDC. Ph. @Zoom_eco

«Nous savons que ce potentiel hydroélectrique, dont le Grand INGA est le symbole, constituerait une réponse efficace et efficiente tant à la demande potentielle intérieure du pays, qui n’aura certes pas besoin d’autant avant longtemps, que de la sous-région, et pourrait lui permettre d’alimenter le South African Power Pool, le West African Power Pool, le East African Power Pool, le Central African Power Pool et enfin le Comité Magrébin de l’Electricité», a commenté Albert Yuma.

  • la RDC possède des ressources d’hydrocarbures prouvées de 1 600 millions de barils, mais qu’elle ne produit annuellement que 8,06 millions de barils et qu’il n’y a aucune raffinerie dans le pays.

Ce qui contraint la RDC, d’après la FEC, à «importer tous les produits raffinés, qui sont par ailleurs consommés quasi-exclusivement dans le secteur du transport routier, alors que l’électricité pourrait accompagner le développement d’un réseau ferré d’envergure et connecter toutes les régions du pays, qui pour l’instant restent assez largement en dehors des principaux réseaux de transport d’électricité à haute tension qui courent le long de ses frontières Sud et Ouest».

  • En matière de gaz naturel, les réserves de la RDC ont été estimées à 991,1 millions de mètres cubes, non exploités.
  • Les réserves de charbon seraient de 88 millions de tonnes, dont une large part appartenant à la Gécamines, et largement-sous utilisées à ce stade, mais plus pour longtemps, espère Albert Yuma.

«Le potentiel géothermique est également immense dans la partie Est du pays et ses nombreux volcans avec des conditions très favorables au développement de cette technologie», a-t-il ajouté.

  • Le solaire, avec un rapport d’ensoleillement compris entre 3.25 et 6 Kwh/m²/jour, fait de la RDC un lieu béni pour exploiter cette ressource renouvelable, inépuisable et propre.

A RE(LIRE) : électricité, le processus de libéralisation du secteur reste à parfaire (FEC)

Face au développement énergétique embryonnaire de la RDC, il y a lieu de tout mettre en œuvre pour parachever l’application du cadre légal régissant le secteur pour lever les contraintes, réglementaires, économiques, structurelles, qui brident l’initiative.

Pour rappel, le 7ème objectif de développement durable (ODD) adopté par l’Assemblée générale des Nations Unies en 2015 indique la nécessité d’assurer : « un accès pour tous à une énergie fiable, durable, moderne et abordable ».

Emilie MBOYO | Zoom Eco

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