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RDC : deux défis à relever avant l’ouverture des barrières à la ZLEC

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RDC : deux défis à relever avant l’ouverture des barrières à la ZLEC 1

[EDITO] – Industrialiser l’économie nationale et assurer l’intégration nationale notamment sur le plan des infrastructures. Tels sont les deux à relever par le gouvernement congolais avant d’ouvrir les barrières nationales à la Zone économique de libre-échange continental (ZLEC). Si certains pays africains vont commencer à abaisser leurs barrières douanières pour créer à terme un grand marché commun, d’autres tels que la RDC ne le sont pas encore. Rien ne sert de courir tant que cet espace économique sera mise en œuvre graduellement.

En effet, ce marché commun pourrait, à terme, concerner les 55 membres de l’Union africaine, soit 1,2 milliard d’individus, ce qui en fera la plus grande zone de libre-échange du monde. L’objectif étant de réduire les tarifs douaniers sur 90 % des produits et d’arriver à une augmentation des échanges de marchandises de 60 % d’ici à 2022.

Industrialiser d’abord

Fort d’une population de plus de 80 millions d’habitants et entouré des neufs pays voisins, le Congo offre des opportunités de débouchés énormes pour des pays qui s’apprêtent à y déverser des produits de qualité. Cependant, l’économie congolaise est très faiblement industrialisée et n’offre pas non plus des produits compétitifs sur les marchés non seulement africains.

D’où, le premier défi à relever consistera à définir une stratégie efficace et mobiliser des ressources nécessaires pour diversifier l’économie dans une perspective de développement  d’industries à plus forte valeur ajoutée tournées vers le marché tant local que régional.

Des analystes avertis sont d’avis qu’il serait suicidaire pour un État comme la RDC dont l’industrie n’est pas compétitive d’exposer son économique à la concurrence. Cela pourrait entraîner l’augmentation de ses importations sans être en mesure d’offrir en retour quoi que ce soit, étouffer les petits producteurs et faire perdre au trésor public la part considérable des revenus tirés des droits de douane.

Urgence d’intégrer le pays

Il n’est un secret pour personne que la RDC souffre d’un manque criant d’infrastructures de transports d’intérêts économiques. Celles qui existent, héritées de la colonisation et/ou réhabilitées, servent plutôt à exporter les matières premières vers d’autres continents.

Dans la perspective de l’ouverture des barrières à la ZLEC, il est impérieux pour l’Etat congolais d’investir en faveur de la construction de routes intérieures suivant les différents pôles économiques à désenclaver, de ponts, de lignes de chemins de fer, … Mais aussi des ports, des gares, des aérogares, des aéroports, etc.

L’intégration nationale dont question vise à faciliter la mobilité des personnes et de leurs biens à travers l’ensemble du pays sans difficulté aucune peu importe le moyen de transport à emprunter. Encore faudrait – il lutter contre l’insécurité qui mine ces voies d’intérêts économiques et les barrières de taxations illégales qui freinent le commerce tout comme la corruption.

A tout prendre, l’exécutif congolais est invité à engager l’Etat dans ce processus d’ouverture des frontières avec beaucoup de finesse, s’il tient réellement à éviter que le décollage économique de quelques champions africains se fasse au détriment de la RDC, pays sous-industrialisé et en manque de produits « made in DRC » à offrir au marché régional.

Des voix s’élèvent pour encourager le chef de l’Etat à fixer le peuple congolais sur sa planification stratégique devant conduire le pays vers l’atteinte de cet objectif.

Tshisekedi : « nous souscrivons pleinement à l’idéal de l’intégration régionale en Afrique »

En rappel, la ZLEC est entrée officiellement dans sa phase opérationnelle à l’occasion du sommet de l’Union Africaine (UA) qui s’est tenu à Niamey, au Niger, du 4 au 7 juillet 2019. Par sa position géographique au carrefour de plusieurs organisations sous régionales, indique la Présidence de la République, la RDC a un rôle important à jouer dans l’intégration africaine préconisée par tous les chefs d’Etat au sein de l’organisation.

Eric TSHIKUMA

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