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RDC : Double peine du congolais, «journée ville-morte» et «restriction des réseaux sociaux»

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RDC : Double peine du congolais, «journée ville-morte» et «restriction des réseaux sociaux»

Victime du pouvoir et des acteurs politiques de l’opposition, le peuple congolais est soumis ce mardi 08 Août 2017 à une double peine. Si les opposants ont décrété une journée ville-morte, le pouvoir a contraint ce peuple à ne pas accéder aux réseaux sociaux. Des pertes sèches sont subies non seulement par les télécoms mais aussi par d’autres entreprises, des commerces ainsi que des débrouillards qui vivent « au taux du jour ».

A titre estimatif, c’est 110 millions USD perdus sur l’ensemble du pays pour une journée ville-morte complètement réussie. Analyse de Zoom Eco en trois points, bon à savoir par les congolais :

  • Pour calculer le train de vie quotidien de la RDC, il suffit de diviser son Produit Intérieur Brut (PIB) de la RDC évalué à 40 milliards USD en 2016 par le nombre de jours (365) de l’année (une hypothèse forte). Ce qui donne un total de 109 millions de dollars de création de richesse par jour. C’est donc cette somme que les personnes morales et physiques créatrices des richesses perdraient en cas d’une paralysie totale des activités à travers le pays. Il y a lieu de préciser que ce montant quotidien dégagé n’est pas statique mais il est pris à titre indicatif pour des raisons pédagogiques.

 

  • Le gros de cette richesse provient prioritairement du secteur extractif en pole position, suivi du secteur des télécoms et enfin des services. C’est sur base de cette richesse que l’Etat prélève les impôts et les taxes. S’il faut considérer la pression fiscale légèrement inférieure à 10% (pour l’année 2016), le Trésor public générerait 10,9 millions USD par jour (encore faudrait-il déduire de cette somme la part du secteur informel non fiscalisé). Et donc, la différence constitue le montant que l’Etat aura perdu dans l’hypothèse d’une journée ville-morte.

 

  • Ces 10,9 millions USD de pertes sèches consenties (à titre indicatif) par le Trésor public prennent aussi en compte le manque à gagner généré par les télécoms à la suite de la coupure et/ou réduction d’accès à internet ou encore la restriction totale des appels vocaux ainsi que la messagerie. Il y a lieu de reconnaître qu’en RDC, le contexte de misère oblige les abonnés à recourir à internet non seulement pour surfer mais aussi pour passer des appels vocaux et envoyer des messages.

A tout prendre, la situation politique tient l’économie du pays en haleine. Et de ce fait, elle fait du congolais « principale victime » de la crise politique qui plombe la vie normale de toute la Nation.

A la série de pertes sèches, il faut ajouter la perte de temps, difficilement rattrapable, pour la relance et la construction de l’économie congolaise.  Selon des analystes économiques, il y a nécessité pour la classe politique actuelle (toutes tendances confondues) de libérer l’économie du pays qu’elle prend en otage.

Zoom Eco

Edito

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