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RDC : Emery Okundji engage l’Etat dans un contrat soupçonné de « léonin » !

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Le ministre des Postes, télécommunications et Nouvelles technologies de l’Information et de la Communication, Emery Okundji, vient d’attribuer le marché de contrôle des services des télécommunications à une firme étrangère nommée Africa general investment (AGI). Non seulement que ce marché a été passé de gré à gré au mépris de la loi, il s’est en plus permis d’engager seul l’Etat sans le contreseing de son collègue ministre des Finances. La raison? Tout donne l’air d’une mafia. La casse du siècle !

Sans aucun effort, AGI va bénéficier d’au moins USD 30 millions chaque mois, soit 30% du chiffre d’affaires mensuel de tous les opérateurs réunis. Pire, AGI va gagner 30% là où l’Etat ne perçoit que 3%. Tout calcul fait, au bout de 10 ans de durée de contrat, le fameux gendarme de lutte contre la fraude aura empoché USD 3,2 milliards, soit dix fois plus que le Trésor public.

L’acte posé par Okundji vaut révocation. Selon un juriste, le ministre a commis une faute lourde. Il a intentionnellement violé les textes portant attributions et modalités de collaboration entre les membres du gouvernement. Pour bien réussir son coup, Okundji s’est arrogé même les compétences du ministre des Finances. Un contrat du même genre, signé il y a 6 ans entre le gouvernement et le Consortium Agilis-Telecom, comportait les signatures de ministres des PTNTIC et des Finances.

Pour bien comprendre pourquoi l’actuel ministre aux PTNTIC a fait cavalier solitaire, il faut lire le contrat auquel AfricaNews a eu accès. Pour un contrôle banal des CDRs, Africa general Investment gagnera 1,15 unité sur chaque appel effectué et 1 unité sur chaque sms!

 

Un simple calcul sur base des données du trafic de tous les opérateurs régulièrement publiées par l’ARPTC renseigne un peu plus sur cette saignée jamais enregistrée dans le secteur : USD 30 millions de revenu mensuel pour AGI! Imaginez autant d’argent investit dans le secteur sanitaire ou éducatif… Jamais un pays n’avait autant offert à un opérateur privé. Même le Trésor public ne prélève pas autant !

Pourtant, la logique voudrait que le gendarme soit rémunéré comme «aviseur». C’est ce qui allait le pousser à traquer la fraude auprès des entreprises des télécommunications. Sinon, ce dernier peut croiser les bras et attendre tranquillement chaque fin du mois sa manne d’USD 30 millions. Cynique, cette rémunération gracieusement accordée à AGI aura pour conséquence logique la hausse des prix des services des télécommunications. Conséquence: l’ARPTC sera obligée de revoir à la hausse les prix des appels et des sms.

Au finish, c’est le consommateur final, déjà assez pauvre, qui devra payer la facture. Incidences: baisse du pouvoir d’achat, baisse su trafic et manque à gagner pour le Trésor public. Pendant ce temps, ce sont les visages cachés derrière AGI qui vont devenir milliardaires.

Dans ce contrat bidon, le ministre ne prend même pas soin de mettre des garde-fous concernant les données privées qui seront gérées au quotidien par cette entreprise qui va faire ses premiers pas en RD-Congo.

Comme quoi, une bonne casse et des chaudes larmes de ses compatriotes demandent bien de ménager ses méninges.

Africanews/Zoom Eco

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