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RDC : Flash-back, Bruxelles suspend sa coopération bilatérale directe avec Kinshasa ! 

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[CHIFFRES] – La Belgique vient de suspendre sa coopération bilatérale directe avec la RDC. Concrètement, elle a mis fin à une série d’interventions qui devaient être mises en œuvre directement par les autorités congolaises pour une enveloppe globale de 25 millions d’euros déjà temporairement suspendus. Zoom Eco revient sur l’historique des chiffres de cette coopération, analyse les raisons et les perspectives.  

Les fonds de la Coopération belge en RDC  sont orientés vers quatre principaux canaux, à savoir  : la coopération bilatérale directe (avec l’Etat directement), la coopération bilatérale indirecte (via le cofinancement de projets d’ONG), le financement de projets d’organisations internationales (dont plusieurs à vocation régionale), et les interventions spéciales (couvrant notamment l’aide d’urgence et de réhabilitation, la prévention des conflits, la diplomatie préventive et l’aide alimentaire).

De 2009 à ce jour, les chiffres

S’il est évident que la Belgique a été l’un des principaux partenaires bilatéraux de la RDC, ses interventions se sont élevées 400 millions d’euros entre 2010 et 2013. Et 2014 et 2015, c’est 80 millions d’euros qui ont été affectée au Programme Intérimaire de coopération signé entre les 2 pays. .

Cependant, entre 2017 et 2017, le site de la Diplomatie Belge ne fourni aucune indication sur sa page « Coopération au Développement avec la RDC ». Si déjà à ce stade, la coopération avait été suspendue, la page du site n’est pas retrouvée.

En 2017, tout ce qui était prévu dans le cadre de cette coopération, soit 25 millions d’euros, a été réorientée vers la coopération bilatérale indirecte au profit de l’aide humanitaire et d’autres initiatives répondant aux besoins les plus pressants de la population. Et ce, au regard de la décision de la Belgique de revoir son aide financière à la RDC.

Gouvernance et politique, deux raisons

La première raison serait liée à la gouvernance des autorités congolaises. Dans les couloirs diplomatiques, la question était déjà à l’ordre du jour. Fait. Après son passage à Kinshasa en Novembre 2017 pour l’inauguration des nouveaux locaux de l’Ambassade de Belgique, le Vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères Didier Reynders avait déjà lancé une alerte rouge.

« Nous voulons aider directement le peuple congolais. Trop souvent, l’argent de la coopération s’évapore. La Belgique va remettre à plat sa politique de coopération avec le Congo. J’ai invité à Bruxelles le Ministre des Affaires étrangères congolais », avait déclaré Didier Reynders d’après le site de la RTBF, cité par La Libre Belgique Afrique dans son article publié le 27 Novembre.

La deuxième raison, étant intimement liée à la précédente, se voit fondée sur les besoins humanitaires croissants et le changement de la situation politique qui, d’après la Belgique, imposent une révision fondamentale de cette coopération.

« Je ne sais pas quand est-ce que la Belgique avait eu l’intention de nous donner cette aide là alors que tout a été gelé depuis longtemps. Nous constatons seulement qu’ils  souhaitent maintenant soutenir le putsch à la place du processus électoral. Tant mieux pour eux. Nous allons prendre toutes les dispositions pour empêcher tout processus non démocratique dans notre pays. C’est plus facile de soutenir un putsch que le processus électoral », a déclaré Lambert Mende, le Porte-parole du Gouvernement congolais, en réaction à la décision de la Belgique.

Perspectives

Pour la Belgique, un nouveau programme bilatéral de coopération avec les autorités congolaises ne peut être conclu qu’après la tenue d’élections crédibles, sur base des principes de bonne gouvernance. En attendant, promet – elle, ses ministres placeront le Congo sur l’agenda international européen pour demander de l’attention aux besoins humanitaires de la population.

Cela signifie, sans nul doute, qu’une campagne de sensibilisation des partenaires internationaux et des pays de la région pourrait être menée afin d’emboiter les pas à la Belgique. Pas question de financer les projets des accords bilatéraux avec la RDC mais réorienter tous les financements vers l’aide humanitaire à travers des ONG pour le peuple congolais.

Qu’à cela ne tienne, le Gouvernement congolais reste de marbre : il va financer souverainement le processus électoral qui, pour lui, est irréversible ! Peut – on conclure qu’après la suspension de la coopération militaire et financière directe avec la Belgique, le bras de fer ne fait que continuer ? Si oui, jusqu’où cela pourrait aller ? Wait and see.

Zoom Eco

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