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RDC : la Banque centrale bloque le processus d’affiliation des opérateurs de change manuel (COCAM)

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RDC : la Banque centrale bloque le processus d'affiliation des opérateurs de change manuel (COCAM) 1

Le processus d’affiliation des opérateurs de change manuel en Rd Congo (RDC) peine à être bouclée. Une situation qui n’enchante pas les changeurs des monnaies réunis au sein de la Confédération des cambistes du Congo (Cocam).

Dans un entretien exclusif accordé le lundi 5 novembre, le président du Cocam, Donat Lenghu a indiqué que le blocage vient du côté de la Banque centrale du Congo (BCC) qu’il accuse de ne pas rendre les moyens financiers disponibles.

« Ce qui bloque, ce sont les moyens financiers promis par la BCC pour la sensibilisation et la vulgarisation de son instruction administrative à travers le territoire nationale. Jusqu’à ce jour, ces moyens n’arrivent toujours pas. Ce qui ne nous permet pas de faire avancer le processus », a indiqué Donat Lenghu.

Donat Lenghu rappelle que depuis le 6 septembre 2017, année de la reconnaissance officielle de change manuel, personne physique et morale, plusieurs activités étaient prévues. Malheureusement, regrette-t-il, les choses n’avancent pas.

Entre temps, relativise-t-il, l’année 2018 pendant laquelle devait être organisées d’importantes activités, était une année électorale. Ce qui, selon lui, n’a pas permis de faire la sensibilisation à travers le territoire nationale.

Le président de la Cocam pense, en outre, qu’il est important d’appuyer les changeurs manuels, étant donné que ceux-ci sont à la base de la « bancarisation des masses » et de bien d’autres initiatives qui ont permis au secteur bancaire de se développer.

« Nous avons réussi à créer les bureaux de change. Tous les opérateurs des réseaux de téléphonie cellulaire passe par notre réseau naturel pour installer le mobile banking. Je fais allusion à M-pesa, Airtel money, Orange money et autres. Il suffit de bien observer pour se rendre compte que partout où il ya un opérateur de change manuel communément appelé cambiste, ce dernier se livre à la vente des cartes prépayées, hormis l’opération de change et autres produits financiers. Je pense que dans notre secteur, la pauvreté est due principalement aux inégalités, au manque de l’autorité de l’Etat…», a – t – il précisé.

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Rappelant la genèse de leur organisation, le président du COCAM pense qu’une attention particulière devait être accordée à la corporation, compte tenu du rôle qu’elle ne cesse de jouer dans la relance de l’économie de la RDC. Il a déploré que les opérateurs de change manuel sont actuellement relégués au second plan alors que les structures de l’Etat gagnent.

« La BCC perçoit les frais d’agrément, les frais de redevance de contrôle de change. La Direction générale des impôts perçoit l’impôt, les entités décentralisées de l’Etat en bénéficient aussi. Mais nous qui sommes créateurs d’emplois, nous ne bénéficions rien. Quelle inégalité ? », s’interroge-t-il.

Pour rappel, quelques temps après l’annonce de la BCC relative à la réglementation de change manuel en RDC, la BCC a envoyé, une mouture de la convention d’affiliation à la Confédération des cambistes du Congo (COCAM), à l’attention de ses membres. A dater du 2 février 2018, cette structure disposait d’un délai de 8 jours pour enrichir la mouture de cette convention avant son toilettage par les experts.

Il faut noter que la mise en place de la convention d’affiliation s’inscrit dans le cadre du processus de mise en œuvre des mesures d’accompagnement de l’instruction N° 007 du 6 Septembre 2017, portant réglementation de change manuel en RDC.

Ainsi, la Cocam devait débuter la sensibilisation de ses membres dès la semaine du 12 février 2018. Elle était ainsi tenue de transmettre à la BCC tous les éléments pouvant permettre d’avancer le processus de sensibilisation. Notamment la Convention d’affiliation enrichie, les propositions sur les places financières de la capitale devant accueillir la campagne de sensibilisation et les statuts de la COCAM pour approbation par la BCC.

Les changeurs manuels étaient ainsi tenus au respect de la réglementation de change en vigueur ainsi que de toutes les mesures concernant la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.

Olivier KAMO

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