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RDC : les «dépenses urgentes» se taillent 18,5% des crédits décaissés au 21 juin 2019 !

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Les « dépenses urgentes » effectuées par l’exécutif national au 21 juin 2019 représentent 18,5% des crédits décaissés depuis janvier 2019. Sur un total de 3 638 milliards de francs congolais (équivalent de 2,204 milliards de dollars américains au taux de 1650 CDF/USD), ce poste du budget se tape environ 407 millions de dollars américains.

C’est ce qui ressort du décryptage du Condensé hebdomadaire d’informations statistiques du 26 juin 2019 rendu public par la Banque centrale du Congo (BCC).

En effet, il s’agit des dépenses visiblement non prévues dans le budget et dont le processus de leur mise à disposition ne suit pas le circuit normal. Mais dans la pratique, il s’ajoute d’autres dépenses, prévues dans le budget, qui sont débloquées en procédure d’urgence.

L’analyse des données faite par Zoom Eco des bulletins des statistiques de la BCC révèle le comportement de cette poste budgétaire dit « dépenses urgentes » de janvier au 21 juin 2019.

  • Si en février 2019, ces dépenses ont été évaluées à 17 millions USD (6,8% de l’ensemble des dépenses mensuelles), elles ont atteint leur pic de la période en mars 2019 pour se situer à 138,7 millions USD (35,9% du total des dépenses du mois).
  • Entre avril et mai 2019, la courbe de ces dépenses a commencé à décroître partant de 86 millions USD (19,5% des dépenses mensuelles) à 57 millions USD (12,4% des dépenses mensuelles). Toutefois, les mois de janvier et de juin, se sont visiblement partagé un montant d’environ 63 millions USD.

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De l’avis d’expert, il est indiqué que l’exécution du budget 2019 s’effectue dans un contexte particulier où, en l’absence d’un gouvernement légitime et d’un conseil des ministres régulier, le chef de l’Etat, seul à avoir la légitimité au sein de l’Etat, se voit obliger d’engager certaines dépenses pour ne pas bloquer l’action publique.

Il s’agit, malheureusement, d’une situation déplorable qui nécessite une régularisation qui devra passer par un collectif budgétaire. Le projet de ce dernier ne peut être élaboré et défendu au Parlement que par un gouvernement légitime dont la formation est attendue depuis six mois.

Toutefois, notent des analystes, cette situation n’exclut pas le nouvel exécutif national de son obligation à rationaliser les dépenses en relevant le niveau de rigueur et de discipline dans la gestion des crédits alloués.

Emilie MBOYO

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