RDC : Malaise au sein du Gouvernement Tshibala !
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RDC : Malaise au sein du Gouvernement Tshibala !

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RDC : Malaise au sein du Gouvernement Tshibala !

[Exclusif] – Le Gouvernement conduit par le Premier Ministre Bruno Tshibala vit, de l’intérieur, une sorte de malaise qui occasionnerait le dysfonctionnement de l’appareil étatique. Selon des sources crédibles, trois (3) faits semblent justifier cette situation. Tel un secret de polichinelle, les membres du Gouvernement savent plus mais personne n’ose en parler en public. Zoom Eco vous en donne les grandes lignes.

Arriérés des salaires et autres frais

Inflation galopante, dépréciation du franc congolais, hausse généralisée des prix des biens et services sur le marché, grognes des différentes catégories sociales, perte du pouvoir d’achat du congolais, aggravation de la misère…  La Voix des Sans Voix (VSV) dit : Halte à la violations des droits socio-économiques et alerte les autorités du pays sur la nécessité de prévenir l’«explosion de la poudrière sociale » en RDC.

Le Gouvernement devrait réduire son train de vie pour favoriser une répartition équitable du revenu national sans geler les paiements des charges régaliennes . Ph. Tiers

Dans notre livraison du 18 Juillet 2017, nous annoncions la suspension de tous les paiements de la l’Etat au niveau de la BCC pour juguler la crise que traverse le franc congolais. Plusieurs semaines après, rien n’a véritablement changé. Au-delà des paiements des fournisseurs de l’Etat, même les dépenses contraignantes ont été gelées.

Si la paie des agents et fonctionnaires de l’Etat est arrivée avec un retard en Juillet, celle des membres du Gouvernement Tshibala est attendue depuis près de deux (2) mois. Alors que les frais de fonctionnement des Ministères n’ont pas atterris depuis trois (3) mois. Faudrait-il s’interroger si les cabinets ministériels fonctionnent actuellement aux mamelles des Ministres et si ces deniers ont pour vocation de faire des faire des avances à l’Etat?

Qu’à cela ne tienne, malgré la situation de la crise financière que traverse le pays, des sources recoupées renseignent que le Trésor public disposerait des ressources suffisantes pour que l’Etat puisse s’acquitter de cette obligation. Tant que la situation ne sera pas décantée, la disette va s’accentuer !

Mwilanya, nouveau patron de la chaîne de la dépense?

Le Dircab du Chef de l’Etat lors d’une rencontre avec la presse à la Présidence. Ph. Tiers

La question vaut son pesant. Puisque l’histoire semble se répéter. Il suffit de vous souvenir du feuilleton Adolphe Lumanu (alors Dircab du Chef de l’Etat) et Adolphe Muzito (Premier Ministre de l’époque) à propos du retrait de la signature sur les dépenses publiques.

Si nous n’avons pas pris connaissance de l’existence d’une telle lettre dans le cas actuel, nous apprenons cependant que les Ministres du Budget et des Finances respectivement liquidateur et ordonnateur des dépenses de l’état sont réduits à un rôle consultatifs là où la dernière décision reviendrait à Néhémie Mwilanya, Dircab du Président de la République, qui n’est nullement lié à la chaîne de la dépense.

Il arrive parfois qu’il instruise directement la Banque Centrale pour le décaissement des fonds pour certaines dépenses urgentes, a révélé sous l’anonymat un haut cadre proche de la Chaîne de la dépense.

Si le souci de la maîtrise des dépenses publiques lui aurait peut-être incité à suivre étroitement la situation en temps de crise, d’aucuns estiment qu’il ne devrait prendre le dessus sur les Ministres qui sont commis à cette tâche tel que le stipule les textes légaux organisant le Gouvernement. Et ce, en dépit du fait qu’il ait rang de Vice-Premier Ministre.

A RE(LIRE) : Santé économico-financière, les 4 chiffres de Juillet 2017 !

Toutefois, peu importe la manière de procéder, du côté de la Banque Centrale, le résultat de la rigueur by Mwilanya en faveur du Gouvernement est satisfaisant. Pour preuve, le Comité de Politique Monétaire a noté le 4 Août dernier une discipline dans la gestion des finances publiques. Ce qui a fait que l’exécution des opérations financières de l’Etat en Juillet 2017 se soit clôturée par un excédent de 99,6 milliards CDF. La mise en œuvre de la mesure portant gel de paiements de certaines dépenses publiques en était l’une des principales raisons.

Bruno Tshibala réduit en spectateur !

Le Premier Ministre Bruno Tshibala, apprend-on, n’a visiblement aucune marge de manœuvre conséquente pour apporter des solutions à ces deux dossiers ci-haut évoqués. Aurait-il peur de se faire écorné, lui a avait promis devant l’Assemblée nationale « de faire de son mieux pour éviter toute discorde » avec la Présidence ?

Le PM Bruno Tshibala lors de son investiture à l’Assemblée nationale à Kinshasa, le 16 mai 2017. Ph. Radio Okapi

Tout porte à croire que Tshibala assiste béa à cette situation embarrassante qui tend à alimenter le conflit entre ses Ministres et le Dircab Mwilanya. Entre-temps, ce Chef du Gouvernement subit quotidiennement une certaine pression de ses Ministres qui, à l’entame de ce troisième mois, ne disposent toujours pas de frais de fonctionnement et accusent deux mois de retard de salaire.

Si cette situation caractérisée par le gel des salaires et frais de fonctionnement des cabinets ministériels ainsi que le pouvoir de délibérer sur les finances publiques par le cabinet du Chef de l’Etat perturbe l’efficacité du Gouvernement, le Fonds Monétaire International (FMI) aurait attiré l’attention de ce dernier sur les effets pervers de cette nouvelle manière de gérer les finances publiques.

Aux dernières nouvelles, nous apprenons qu’un seul mois d’arriérés des salaires a été payé alors que les frais de fonctionnement se font encore attendre.

Face à ce probable malaise qui s’installe au sein du Gouvernement, estiment certains analystes, le Premier Ministre Bruno Tshibala devrait non seulement agir mais aussi communiquer pour rendre compte au peuple de la gestion des finances publiques. Devoir de redevabilité oblige !

Zoom Eco

Edito

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