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RDC : projet hydroélectrique Zongo II, un montage financier fait à la hâte (CERERK)

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RDC : projet hydroélectrique Zongo II, un montage financier fait à la hâte (CERERK) 1

La République démocratique du Congo a sollicité et obtenu du gouvernement chinois un financement de 360 millions de dollars américains (avec intérêt annuel de 2%) sous forme de prêt préférentiel pour la réalisation du projet de la centrale hydroélectrique de Zongo II. Des études réalisées par Sinohydro en mars 2013 en rapport avec l’évaluation financière, il a été intégré des travaux additionnels convenues avec la Société nationale d’électricité (Snel). Cela a entraîné des coûts additionnels faisant passer le total de 360 millions USD à 460,69 millions USD.

Quid de la ventilation des chiffres :
– L’investissement de construction est chiffré à 447,95 millions USD dont 19,62 millions USD de frais de contrepartie Snel et 428,33 millions USD de prêt d’Exim Bank.
– 12,5 millions USD d’intérêt à payer pendant la période de construction.
– 240 000 USD de liquidités.

Aux dires de certains spécialistes, le montant parait raisonnable. Car, le dépassement du coût de construction est de 28% « comparé au dépassement souvent compris entre 30% et 70% en Amérique du Nord et en Europe.»

Le coût du kilowatt installé à Zongo est de 3 070 USD/Kw. Un coût qui semble être plus élevé pour ce genre de projets dont le coût moyen du kw installé est toujours compris entre 2 000 et 2 500 USD.

Quant à la période de remboursement au taux annuel de 2% est de 20 ans avec une période de grâce de 8 ans. Le coût de l’énergie envoyée au réseau a été estimé à 0,068 USD/kwh.

Les experts font remarquer que l’énergie vendue en basse tension en RDC est au tarif le plus bas. Raison pour laquelle le pays prévoit de mettre en œuvre le tarif d’électricité orienté par le marché.

A RE(LIRE) : barrage de Zongo II, un projet mal évalué sur le plan technique et financier (étude)

En analysant tous ces chiffres, les experts du Centre de recherches et d’études sur les énergies renouvelables Kitsisa Khonde de l’ISTA Kinshasa (CERERK/ISTA) font remarquer que la planification financière et opérationnelle n’a pas été intégrée lors de l’élaboration du projet dont le montage semble avoir été fait à la hâte.

« A cause des travaux additionnels et autres supplémentaires exigés par la Snel, l’investissement a été négocié et réajusté, passant exactement de 376 500 408 USD à 447 950 000 USD (y compris le prêt d’Exim Bank et les frais de contrepartie Snel). A un certain moment, les factures étaient retournées à Sinohydro. Car, jugées mal présentées par le comité de pilotage Snel », indique le rapport d’une étude réalisée par CERERK.

Olivier KAMO

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