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RDC : réduction du train de vie des institutions, ce régime minceur mille fois annoncé mais jamais appliqué

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RDC : réduction du train de vie des institutions, ce régime minceur mille fois annoncé mais jamais appliqué 1

ÉDITO – Coucou la revoilà ! En l’espèce, la réduction du train de vie des institutions publiques. Mille fois annoncée dans ce pays. Mais jamais appliquée. Une véritable Arlésienne. Presqu’aussi vieille que la République elle-même.

Déterminé à convoler en justes noces – pour la énième fois – avec les institutions de Bretton Woods, Kinshasa entend se parer de ses plus beaux atours. Question d’obtenir le consentement du binôme Banque mondiale- Fonds monétaire international.

Orthodoxie budgétaire, rigueur dans la gestion des finances publiques, dépenses sur base caisse… Des exercices « très bonne gouvernance » stipulant la réduction du train de vie des institutions.

Ces dernières à l’instar de la Présidence de la république et du Gouvernement étant en mode « pléthore. » Et donc forcément de sacrés candidats au dépassement budgétaire.

Ce n’est pas le rapport du ministère du Budget rendu public cette semaine qui démentirait ce bon vieux principe de relation de « cause à effet. »

Alors, bienvenue à la cure d’amaigrissement du mammouth qu’est l’establishment rd congolais ? Cette fois-ci sera-t-elle la bonne ? Bien malin qui se risquerait sur ce terrain.

D’autant moins qu’au seuil de cette rhétorique rigoriste, des signaux contradictoires émanent de certains cénacles du Pouvoir.

Telle cette demande de l’Assemblée nationale de voir les émoluments des députés réajustés à l’aune du taux budgétaire. Au finish, cet aggiornamento « salarial » ressemblera à de l’augmentation.

L’initiative des élus n’a pas tardé à provoquer d’autres vocations. Les professeurs de l’UNIKIN en premier.

Pas besoin d’être devin pour subodorer que l’on est entré dans le fameux dicton élastique à souhait « Jamais un sans deux », « jamais deux sans trois », « jamais trois sans quatre » …

Sevré de ressources, du fait principalement de coronavirus, le Gouvernement risquerait de rater le coche que constitue son remariage avec le tandem BM-FMI.

Dans cette atmosphère infestée d’oxymores, tous les regards sont rivés sur l’Avenue Roi Baudouin. Epicentre de tous les arbitrages budgétaires, la Primature, confie un conseiller, reçoit et traite « dans les règles de l’art » tous les inputs. Y compris la requête controversée des députés.

Tout en ne se doutant pas que les démarches de cette nature iront crescendo. Mais, tous ces dossiers sont décortiqués à l’aune de leur pertinence mais aussi sur base de la reine des priorités qu’est la requalification de l’ordinaire du Congolais.

On peut ne pas aimer le premier ministre, difficile de lui reprocher d’avoir l’amélioration des conditions de vie comme jauge dans l’appréciation des demandes. « Le peuple d’abord » en fonction des moyens disponibles ? ça y ressemble.

Inexistant dans le versant « politique spectacle » en vogue dans le microcosme politique kinois, Ilunga Ilunkamba prêche par l’exemple. Le chef du Gouvernement n’a pas attendu l’annonce du régime minceur pour connecter la Primature à la modération.

Les abonnés à l’épicurisme parleraient même de l’ascèse. L’ensemble de services du premier ministre consomme par mois 2 millions de dollars contre 3,741 millions de prévus !

Incontestablement, un cas d’école si l’on veut tordre le cou à cette Arlésienne estampillée « réduction du train de vie des institutions. »

Pourvu que toutes les écuries de la RDC officielle jouent le jeu. Mieux, jouent franc jeu et arrêtent de jouer un vilain jeu au franc congolais. 

José NAWEJ, éditorialiste Forum des As

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