Connect with us

a la une

RDC : Rentrée parlementaire, trois priorités pour cette première session hors mandat !

Published

on

C’est ce mercredi le 15 Mars 2017 que les parlementaires (députés et sénateurs) reprennent le chemin du palais du peuple. Une reprise qui intervient après deux mois de vacances parlementaires. Cependant, cette session s’ouvre dans un contexte où les députés nationaux rejoignent les sénateurs dans le glissement de leurs mandats constitutionnels.

Néanmoins, selon le principe de la continuité de l’Etat consacré par la Constitution, l’accord de la Saint sylvestre autorise ces deux institutions à fonctionner normalement jusqu’à leur remplacement par les nouveaux élus. Cela ne les empêche pas de faire leur travail au regard des priorités devant faire avancer le pays.

Adoption du Budget 2017
C’est une évidence. La première priorité consistera à doter le pays d’une loi budgétaire réaménagée et adaptée aux réalités politiques actuelles. Car, jusqu’à ce jour, ce budget qui devait être voté lors de la session budgétaire d’octobre précédente ne l’a pas été. Conséquence : Le gouvernement Badibanga fonctionne avec des crédits provisoires.

Au niveau du gouvernement, apprend-t-on, il ne reste plus qu’à adopter les textes de cet projet de loi au niveau du Conseil des Ministres avant de le transmettre à l’Assemblée nationale.

Lors de sa récente sortie médiatique, le Ministre d’Etat, Ministre du Budget, avait rassuré l’opinion que ce budget 2017 allait être plus ambitieux que le projet laissé par le Gouvernement Matata Ponyo. Et que des mécanismes étaient identifiés pour accroitre la mobilisation des recettes et la rationalisation de la dépense afin de permettre au Gouvernement d’union nationale de mieux exécuter son programme d’action.

Investiture du nouveau Gouvernement

Si ce n’est pas encore très probable pour certains au regard des tergiversations et la perte de temps constatés au sein de la classe politique, l’investiture du prochain gouvernement de large union nationale pourrait être inscrit à l’ordre du jour de cette session ordinaire.

La formation de ce gouvernement ferait suite à l’accord politique du 31 Décembre dernier. La mise en œuvre de cette disposition de l’accord de la Saint sylvestre reste indispensable pour une partie de la classe politique, notamment l’Opposition.

Restauration de la sécurité

Sauf imprévu de dernière minutes, les élus pourront user de leur pouvoir de contrôle et si possible recourir à la diplomatie parlementaire pour concourir à la recherche des solutions idoines afin de garantir la sécurité mise en mal dans certains coins de la République. Situation qui empêche notamment le bon déroulement des opérations de révision du fichier électoral.

L’activisme des groupes armés dans l’Est, les présumés milices de Kamuina Nsapu au Centre du pays et les Bundu Dia Mayala dans l’Ouest… C’est certainement dans ce chapitre que l’attention des députés nationaux pourrait être portée sur la levée ou non des immunités parlementaires du Député national Ne Muanda Nsemi. Ce dernier est entre les mains de la justice congolaise depuis plusieurs jours pour outrage au chef de l’Etat, incitation à la haine et détention illégale d’armes de guerre.

Autres matières
Quant à la loi Electorale (révisée) et la loi sur la Répartition des sièges, il est clair que son examen et son adoption au Parlement restent subordonnées à la fin de l’opération d’enrôlement sur toute l’étendue du territoire national. Car, par exemple, le coefficient pour l’élection d’un député ne pourra être fixé qu’à partir du nombre total d’électeurs enrôlés. Etant donné que la constitution ne reconnait que l’existence de 500 sièges à pourvoir.

Par conséquent, cette matière pourrait faire l’objet d’une session extraordinaire au mois d’Août prochain avant la rentrée du 15 septembre 2017.

Toutefois, les élus devront mettre à profit cette session de Mars qui s’ouvre ce jour pour épuiser les arriérés législatifs accumulés et veiller à l’exécution du programme du gouvernement. Ils pourront également statuer aussi sur la validation de ceux qui font leur come-back au Parlement après plusieurs mois d’absence pour diverses raisons. D’autres élus pourraient même réclamer l’évaluation et/ou le changement carrément de membres du Bureau pour dynamiser l’action. Certains députés murmurent déjà.

Zoom Eco

A RE(LIRE):
RDC : L’Assemblée nationale ne rend pas compte de sa gestion financière depuis 2006 !
RDC : Bababaswe lance le «Mouvement des Kabilistes Indépendants» et plaide pour le changement au sein de la MP !

Continue Reading
Advertisement
Click to comment

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Edito

Advertisement