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RDC : scandale autour de l’attribution à “DCHTCC” du marché de construction du Palais présidentiel !

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RDC : scandale autour de l’attribution à "DCHTCC" du marché de construction du Palais présidentiel ! 1

La société DCHTCC Sarlu créée en mai 2019 serait en voie de signer, avec la Présidence de la République, le contrat de construction et de réhabilitation des bâtiments abritant la résidence et les bureaux du chef de l’Etat ainsi que de ses collaborateurs situés respectivement à la cité de l’Union africaine et au Palais de la Nation à Kinshasa. A la clé, 205 millions de dollars américains. Des congolais crient au scandale, la Présidence de la République denonce l’authenticité du courrier.

D’après un courrier circulant sur les réseaux sociaux, la demande d’autorisation spéciale et d’avis de non objection avait été adressée à la Direction générale du Contrôle des marchés publics par le directeur de cabinet adjoint du chef de l’Etat.

« La société Democratic Congo High Tech Construction Company Sarlu (DCHTCC) a été contactée pour la réalisation de ces travaux de construction et de réhabilitation dont le coût total est évaluée, suivant son devis descriptif et quantitatif en annexe, à 180 000 000 d’euros », a informé Désiré Kolongele Eberande au directeur général de la DGCMP espérant obtenir de lui le go pour la signature du contrat en procédure d’urgence.

Mystère partiellement dévoilé

Cependant, la société tant vantée par le Dircaba Eberande dans sa lettre s’avère être une société immatriculée le 31 mai 2019 au Guichet unique de création d’entreprises de la RDC.

Cette situation suscite d’interrogations au sein de l’opinion congolaise. Et sur la toile, les débats vont dans tous les sens :

Que se cache-t-il derrière cette demande pressante pour un marché à accorder à une société qui n’a d’existence légale en RDC que de trois semaines ? Quelles ont été les réalisations de cette société au Congo attestant de la fiabilité de son expertise ? Si c’est une entreprise étrangère qui a été obligée d’ouvrir une succursale en RDC, pourquoi recourir à elle dès lors qu’il existe une expertise congolaise avérée ? Cela ne va-t-il pas à l’encontre de la vision politique du chef du chef de l’Etat prônant « le peuple d’abord » ?

Quid de l’urgence ?

Si des impératifs sécuritaires obligent la Présidence à recourir à une procédure d’entente directe pour entreprendre ces travaux (ce qui est normal), le caractère « urgent » de débourser plus de 200 millions de dollars afin de réhabiliter et construire les infrastructures de la Présidence suscite également débat.

Pour d’aucuns, il n’y a nullement urgence d’investir 200 millions de dollars américains pour équiper la Présidence pendant qu’il existe des projets porteurs de croissance à réaliser et des réformes économiques à entreprendre. Bien plus, ajoutent d’autres, il serait hasardeux pour l’exécutif national de persévérer dans la violation de la loi budgétaire 2019 sans pour autant s’investir à envisager un collectif budgétaire.

Un autre son de cloche vient de ceux qui estiment qu’un tel projet devrait faire l’objet d’une planification dont le financement pouvait bien être aligné dans le budget de l’Etat de l’exercice 2020 avec le consentement du Parlement.

Ça se chuchote la sphère politique kinoise que le projet serait concocté par un des conseillers « très influent » du chef de l’Etat avec un groupe de constructeurs turcs pour entreprendre ces travaux. Le hic, pour certains, serait la surfacturation exorbitante des travaux. De quoi soupçonner l’intention manifeste de détourner des fonds publics derrière ce projet.

C’est à la mi-journée que la Présidence de la République a donné sa réaction officielle. Des voix autorisées ont remis en cause l’authenticité de ces correspondances. En plus du porte-parole du chef de l’État, le dircaba Eberande Kolongele l’a confirmé à un confrère journaliste.

A ce stade, conseillent des analystes, le cabinet du chef de l’État devrait renforcer le mécanisme de sécurité dans la circulation des correspondances officielles aussi bien au niveau interne qu’avec d’autres institutions du pays. Cela aurait l’avantage d’éviter que tout soit étalé sur la place publique.

Toutefois, des voix s’élèvent pour interpeller le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo à instruire, dans l’hypothèse où les faits se seraient avérés, la surséance de cette démarche qui choque les bonnes consciences et met en mal sa détermination à restaurer la bonne gouvernance en luttant contre la corruption et le détournement des deniers publics.

Aussi, devrait – il, instruire à son porte-parole d’éclairer l’opinion sur ce dossier dont la paternité lui est attribuée.

Emilie MBOYO

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