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Afrique : Avec son «Agenda 5%», le NEPAD cible 2 projets en RDC

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Afrique : Avec son «Agenda 5%», le NEPAD cible 2 projets en RDC

Le Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique (NEPAD) a ciblé deux méga projets en Rd Congo parmi les 16 prévus pour transformer l’Afrique. Alors que ces projets tardent à commencer, cet organisme a lancé la campagne « Agenda 5% » lundi 18 Septembre à New-York. Objectif : persuader les investisseurs institutionnels nationaux et les fonds souverains à tripler leur participation à ces projets d’infrastructures. Il est donc question de passer d’un taux actuel de 1,5 % des actifs sous gestion à une part significative de 5 %.

Tous ces 16 grands projets du continent ciblent les secteurs de l’énergie, des transports, de l’eau et des technologies de l’information et de la communication. Mais deux seulement touchent la Rd Congo.

 Transport, 1,65 milliards USD

Le premier concerne le Pont de chemin de fer Brazzaville – Kinshasa, la connexion au chemin de fer Kinshasa – Ilebo et la construction d’une route, d’un pont de chemin de fer combiné et d’un poste d’arrêt unique à la frontière dont la ligne ferroviaire sera connectée à Lumbumbashi – Ilebo.

Si ce projet a pour objectif : la création d’une liaison ferroviaire entre l’Afrique centrale et l’Afrique du Sud à partir de la RDC, le budget de son exécution se chiffre à 1,65 milliards de dollars américains. Les Gouvernements de la République du Congo et de la République Démocratique du Congo en sont principaux sponsors.

En Janvier dernier, la CEEAC évoquait un montant de 400 millions d’Euros pour la réalisation de la section du projet Pont route – rails, y compris le poste frontalier unique. Et ce, en annonçant l’intention de la BAD à débloquer 250 millions d’Euros alors que les deux Gouvernements s’apprêtaient à mobiliser 110 millions d’Euros. Les 40 millions restants devraient provenir d’autres bailleurs surtout que le mode de financement est le Partenariat Public – Privé.

Energie, 600 millions USD

Le second projet ciblé est celui de la Centrale Hydroélectrique de Ruzizi III. D’une capacité de 147 mégawatts (MW), cette centrale fait partie du Programme de développement des infrastructures en Afrique (PIDA) et implique le Burundi, la RD Congo (RDC) et le Rwanda. Ces trois États forment la Communauté économique des pays des grands lacs (EGL), une structure régionale de coopération dans le domaine de l’énergie.

L’électricité produite par Ruzizi III alimentera 107 millions de personnes également l’East African Power Pool (EAPP), un projet d’interconnexion électrique rassemblant une dizaine de pays de la Comesa.

La 30ème Assemblée de l’Energie des Grands Lacs tenue en Juin 2017, à laquelle a également pris part le Ministre congolais Ingele Ifoto de l’Energie et Ressources Hydrauliques, a recommandé l’accélération du processus préparatoire du projet de construction de la Centrale hydro électrique de Ruzizi III.

Normalement, le début de ces travaux était annoncé pour 2016 après que la Banque Africaine de Développement (BAD) ait approuvé un financement de 138 millions de dollars en décembre 2015.

L’énergie, les transports, l’eau et les technologies de l’information et de la communication sont les quatre secteurs prioritaires repartis en 51 projets identifiés par le Programme de développement des infrastructures en Afrique (PIDA) adoptés en janvier 2012 par les Chefs d’Etat de l’Union Africaine. Le NEPAD entend promouvoir ces projets rentables et viables pour persuader les investisseurs institutionnels d’être partie prenante dans la mise en œuvre de la feuille de route de l’Agenda 5%.

Pour le NEPAD, « les fonds souverains ont émergé comme une source de financement potentiellement idéale pour combler le déficit du secteur des infrastructures en Afrique, estimé à 68 milliards de dollars ».

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