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Félicien Zozo : «YULIMA oeuvre pour l’entrepreneuriat agricole des jeunes»

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Le coordonnateur de l’Action sociale et d’organisation paysanne (ASOP), une ONGD laïque et œcuménique opérationnelle au Sud-Kivu depuis 1991, Félicien Zozo affirme avoir mis sur pied une plateforme d’encadrement de jeunes dans l’entrepreneuriat agricole. Il a été inspiré par l’African Green Revolution Forum (AGRF), rencontre à laquelle il participe pour la troisième fois. Dans une interview exclusive accordée à zoom-eco.net, il nous explique en quoi ce forum, de portée continentale, a boosté l’Asbl qu’il dirige.

Zoom Eco : Monsieur Félicien Zozo, vous prenez part à AGRF 2018. Est-ce votre première fois et qu’est-ce que ces assises peuvent-elles apporter à ce que vous faites ?

Vue des jeunes encadrés par YULIMA

Félicien Zozo : Non, ce n’est pas la première fois. C’est la troisième fois que je quitte mon Bukavu natale pour venir participer à ce forum (avec un sourire de satisfaction sur les lèvres). En parlant de retombées de ce forum sur l’Asop que je dirige, l’on peut dire que ce forum m’a permis de mettre sur pied YULIMA dans le sud Kivu. C’est la contraction de deux mots : Youth comme jeunes en anglais et KULIMA en swahili, signifie cultiver. C’est donc les jeunes impliqués dans l’entrepreneuriat agricole.

ZE : Concrètement qu’est-ce qui s’est passé ?

FZ : Eh bien, il y a trois ans alors que j’ai revenais de Lusaka où j’ai eu à participer à ce forum, j’avais déjà une idée sur la mise en place d’une structure de renforcement de capacités entrepreneuriales de jeunes. Mais, je ne savais pas trop comment m’y prendre. Ces assises m’ont donc permis d’acquérir des connaissances, d’enrichir ce projet qui, aujourd’hui, porte déjà des fruits.

ZE : Et comment fonctionne YULIMA ?

FZ : Nous avons mis en place un modèle qui consiste à identifier les jeunes avec des idées d’entrepreneuriat dont l’âge varie entre 18-35 ans. Alors, ASOP dans le cadre de ce modèle, essaye d’enrichir les idées de ces jeunes et les aide à mieux les présenter. Ensuite, nous les mettons dans les centres d’incubation d’entreprises en termes de renforcement de capacités techniques, commerciales, managériales, l’initiation à la nouvelle technologie de l’information et de la communication, l’éducation financière, et le suivi pour création d’entreprises.

Une fois que ces jeunes quittent les centres d’incubation, ils sont connectés aux institutions financières comme Equity bank, notre partenaire, la fondation des Etats-Unis au développement en Afrique et on fait le suivi post-création d’entreprises.

ZE : Combien de jeunes ont déjà eu à bénéficier de cet appui ?

FZ : Actuellement par exemple, il y a 70 jeunes qui vont bénéficier d’un appui avec notre partenaire Oxfam et d’autres de Louvain Coopération. Et à l’avenir, nous prévoyons créer une institution financière.

En fait, nous partons de l’idée que ces jeunes qui ont créé de richesses, ont le droit d’avoir une institution où épargner et pourquoi pas leur octroyer de crédits. Ce modèle est donc en expérimentation ici au Sud-Kivu et l’idée est de l’étendre dans tout le territoire national.

ZE : Quelles les difficultés auxquelles vous êtes confrontées ?

FZ : C’est d’abord d’ordre financier. Car, il faut avoir les moyens suffisants. Mais nos partenaires nous appuient tant soit peu. Là, je fais allusion à Oxfam, Louvain Coopération et à la Fondation des Etats-Unis. YULIMA en soi n’a pas encore des partenaires. Mais, nous essayons d’intéresser les partenaires d’Asop à cette branche.

ZE : Ce forum auquel vous prenez part, met un accent particulier au secteur agricole. Alors comment vous y prenez-vous pour promouvoir l’agriculture au Sud-Kivu où vous êtes basés ?

FZ : L’agriculture est très importante, en effet. Dans toute la RDC, nous avons de terres fertiles, de l’eau douce en abondance. Et si nous prenons le cas du Sud Kivu, nous avons la plaine de la Ruzizi, où nous avons de vastes étendues favorables pour l’agriculture du riz, du maïs, le manioc, le café, etc..

Nadine FULA | Zoom Eco, Envoyée spéciale à Kigali

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