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Michaël Ndoping : “il ne faut pas trop attendre de l’Etat pour améliorer les filières café-cacao”

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Le directeur général de l’Office national du café et cacao (ONCC) du Cameroun Michaël Ndoping a invité les producteurs congolais à être leurs propres premiers artisans de l’amélioration des filières café-cacao. “Il ne faut pas trop attendre de l’Etat. La mise en place des fonds d’investissement agricoles ne sont pas une panacée. Et les problèmes que connaissent ces producteurs sont les mêmes partout”, a – t – il déclaré lors des travaux du premier jour du Forum Expo Café-Cacao.

Parmi ces problèmes, il y a celui du prix. En RDC, les prix du café sont plus bas à l’Ouest qu’à l’Est. Et ces prix sont davantage mieux dans les pays voisins qu’à l’Est du pays. Ce qui fait que les producteurs congolais préfèrent aller vendre leurs produits chez les voisins pour gagner plus.

Il y a également l’accès au marché. Dans le nord et le Maniema, il n’y a qu’un seul acheteur. Du coup, il impose son prix. Cela n’exige aucune recherche en qualité et rachète toute la production à des prix vils. La qualité pose aussi problème. Les producteurs sont fatigués de cet amateurisme dans la production et la transformation. Ils sont dans le besoin de formation d’agronomes.

Autres problèmes révélés par les producteurs, c’est le manque de financements. Il n’y a pas de crédits agricoles à la disposition des producteurs. En RDC, les fonds d’investissement agricoles ne sont pas mis en place. En outre, l’Etat congolais n’apporte pas le soutien qu’il faut à ces producteurs.

Le problème de porosité des frontières encourage aussi cette fraude tant décriée par la partie congolaise.

Face à tous ces problèmes, le directeur général de l’ONCC a partagé l’expérience du Cameroun. Il s’agit notamment d’une innovation, celle de la mise en place d’un système d’informatisation de toutes les données de filières cacao-café qui permettent de capter les prix à partir de l’extérieur du pays et de le communiquer aux opérateurs camerounais. De sorte que sur le marché, qu’ils soient en mesure de discuter sur base de vrais prix.

Ils discutent aussi sur les bonnes pratiques et tout ce qui se passe dans ce secteur, notamment la recherche, la production, la commercialisation interne et externe, transformation, la promotion et la consommation, toutes ces informations sont disponibles via internet.

Dans une réunion tenue entre le patron de l’ONCC et les opérateurs économiques congolais de ces deux filières, il leur a exhorté à compter plus sur leurs propres efforts, à se regrouper en coopératives pour pouvoir bénéficier des financements extérieurs.

Autres expériences partagées, c’est l’exemple de la Cote d’Ivoire. Ici dans leur approche commerciale, ils ont mis en place un fonds d’investissement en milieu rural qui permet de créer de conditions pour rendre les routes praticables et ainsi permettre d’écouler leur production, une décision qui vient de l’Etat.

Il les a encouragés à l’interne, à mener de réflexions honnêtes sur les structures de cette filière, pousser le gouvernement à prendre certaines décisions pour l’amélioration de leurs situations.

Cette réunion d’échange a permis aux producteurs congolais de bénéficier de l’expertise camerounaise. Car, ce pays est le 20ème producteur du café et 3ème du cacao. Entre 2012 et 2017, la production est passée de 16 000 à plus de 20 000 tonnes pour le café. Quant au cacao, elle est passée de plus de 200 000 à plus de 231 000 tonnes.

Nadine FULA | Zoom Eco

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