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RDC : en 15 ans, les médias ont – ils connu une évolution quantitative et qualitative ?

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[DEBAT] – Ce thème, au menu de la série d’émissions face au public organisée, ce mercredi 11 juillet 2018 à Show Buzz par Top Congo FM à l’occasion de ses 15 ans d’existence. Sous la modération du journaliste Roger Kalala, le président de l’Union nationale de la presse du Congo (UNPC) Kasonga Tshilunde, le président du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC) Tito Ndombi, le patron de la télévision Molière Léon Lemba Lemba et le directeur général du média d’information en ligne 7sur7.cd Israël Mutala ont alimenté ce débat.

En effet, le paysage médiatique actuel diffère, de loin, de celui d’il y a 15 ans. D’après les statistiques de la Commission de contrôle de conformité des organes de presse du ministère de la Communication et des médias, en 2004, la RDC comptait 213 journaux dont 64 seulement paraissaient régulièrement. Côté audiovisuel, c’est un total de 122 stations radios privées dont 16 émettaient à Kinshasa et 12 stations de la RTNC. Et 52 chaînes de télévision privée étaient fonctionnelles en 2004.

Actuellement, le même baromètre affiche 625 stations de radiodiffusion dont 60 à Kinshasa. Et concernant la télévision, le chiffre est passé de 52 à 387. Alors que les titres de journaux se situent à 571.

A ce sujet, les intervenants sont d’accord du fait que ces statistiques démontrent suffisamment qu’il y a une évolution quantitative du paysage médiatique congolais.

Quant à l’aspect qualitatif, les avis sont cependant partagés. Pour Kasonga Tshilunde, il n’y a pas eu d’évolution qualitative. Car, la situation salariale et sociale du journaliste ne lui permet pas de nouer les deux bouts du mois. Donc, le journaliste n’a pas évolué pour autant, 15 ans après, estime le président de l’UNPC. A lui de renchérir : le continu des médias n’a pas non plus évolué.

Ce point de vue a été relativisé par le président du CSAC, Tito Ndombi. Ce dernier est d’avis que les médias congolais ont évolué en quantité et qualité. Il admet qu’il se pose quand même un problème en terme de qualité du contenu. Et ce, avant de souligner que cette évolution ne peut se faire sans un cadre juridique approprié. La loi de 1996 nécessitant des améliorations et adaptations au contexte actuel. Malheureusement, la révision traîne au Parlement.

“Il y a évolution en termes de quantité mais le problème de formation affecte la qualité du contenu. Les problèmes de médias classiques sont identiques à ceux de médias en ligne“, a indiqué Israël Mutala de 7sur7.cd.

Parlant des médias d’information en ligne, il admet que la mise en oeuvre de ce type de médias ne demande pas autant de moyens que pour une télévision. Ce secteur est nouveau en RDC, l’Association de médias d’information en ligne (MILRDC), en collaboration avec les organisations professionnelles, essayent de mettre de garde-fous pour réguler le secteur. Cependant, la législation demeure nécessaire et impérieuse autant que la viabilité économique des médias en ligne reste un défi ultime.

Pour Léon Lemba Lemba, patron de Molière TV, “sans moyens financiers, la presse ne peut évoluer en qualité”. Il a déploré le manque de subventions de l’Etat sous diverses formes. Et ce, avant d’estimer que le média, en RDC, est un secteur de débrouillardise.

Les échanges avec le public chaleureux ont été enrichissants au point que les deux heures imparties à ce programme semblent avoir été insuffisantes.

Top Congo FM fête ses quinze ans. Et à l’occasion, elle organise des émissions interactives toute cette semaine en la salle moderne des spectacles ShowBuzz à Kinshasa.

Agnès KAYEMBE | Stagiaire Zoom Eco

Edito

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