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RDC : les enjeux d’approvisionnement des minerais au centre d’un atelier à Goma

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Il se tient à Goma, du 5 au 6 juillet 2018, un atelier sur les initiatives pour des chaines d’approvisionnement responsable des minerais provenant des zones de conflits ou à haut risque et leur impact sur les communautés. Une initiative du Bureau d’études scientifiques et technique (BEST) avec l’Appui technique et financier de CORDAID. La cérémonie d’ouverture de ces travaux a été présidée par le gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku.

A travers cet atelier, les organisateurs veulent contribuer à l’amélioration de la mise en œuvre des initiatives internationales, régionales et nationales d’assainissement des chaines d’approvisionnement responsable en minerais pour le bénéfice des communautés de la RDC.

Les participants à cet atelier ont soulevé plusieurs préoccupations  notamment le coût de la certification, de l’audit, et de la surveillance de la mise en œuvre de diligence de la traçabilité qui est considéré comme un fardeau pour les artisanaux. Ils ont relevé aussi que quel que soit le niveau d’imposition, le coût de la traçabilité a de l’impact sur les revenus des artisanaux.

« Sans le développement communautaire, la traçabilité n’est pas profitable à la RDC », ont souligné les participants à cet atelier. Pour ce, les entreprises sont tenues de s’assurer d’une certaine éthique dans la chaîne d’approvisionnement dans le cadre de la Norme ISO 26000.

Les participants se sont posé des interrogations telles que pourquoi la charge de la mise en œuvre du processus de traçabilité serait seulement sur le pays producteur, et pourquoi les autres pays de la région utilisent le certificat d’origine et non de la CIRGL ?

Ils ont également relevé que la traçabilité favorise quelques fois la contrebande et que la charge de la mise œuvre du processus serait seulement sur le pays producteur.

Face à toutes ces questions, quelques solutions ont été préconisées notamment l’assainissement de la fiscalité de la chaîne artisanal du pays ; le désengagement de la RDC dans le mécanisme, une proposition de la société civile.

En réponse, la représentante du secteur minier demande que le pays reste dans le processus, mais qu’il améliore les pratiques dans la mise en œuvre du mécanisme. Autres propositions, trouver un point d’équilibre pour une chaine raisonnable à moindre coût avec une répartition 50/50 % du coût de la traçabilité entre l’opérateur exportateur, les intermédiaires et les consommateurs finaux.

Aussi, faudrait – il, intégrer les pays de la CIRGL dans le processus l’ITIE.

Parmi les participants à cet atelier, on a noté la présence des organisations de la société civile, des coopératives minières, et des entités de traitement.

Nadine FULA | Zoom Eco

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