Connect with us

a la une

RDC : lutte contre les violences sexistes, la Banque mondiale aligne 100 millions USD

Published

on

La Banque mondiale vient d’aligner 100 millions de dollars américains en faveur du projet de prévention et de lutte contre les violences sexistes en RDC. Cette intervention s’est faite à travers l’Association internationale de développement (IDA). Le Sud-Kivu, le Nord-Kivu, le Maniema et le Tanganyika sont les quatre provinces sont ciblées par cette opération qui va s’étendre sur quatre ans.

D’après un communiqué officiel, ce projet de prévention et de lutte contre les violences sexistes, touchera directement 795 000 bénéficiaires au cours des quatre prochaines années, dont 400 000 femmes et filles.

En RDC, où 74,8 % des femmes et 59,5 % des hommes trouvent normal qu’un mari batte sa femme, la Banque mondiale estime que l’implication des hommes et des garçons devra permettre de démontrer que ces violences ne sont pas simplement une affaire d’ordre privé, mais qu’elles concernent toute la collectivité.

Ce qui la motive, en plus du soutien à apporter aux victimes, à s’atteler à travers ce projet à promouvoir l’égalité hommes-femmes, de manière à susciter des changements de comportement.

« L’absence d’autonomie économique étant l’une des causes des violences à l’encontre des femmes, le projet s’efforcera, à travers l’épargne et des activités rémunératrices à l’échelle communautaire, de créer des moyens de subsistance et des débouchés économiques», a indiqué le directeur des Opérations de la Banque mondiale pour la RDC, Jean-Christophe Carret.

Pour y parvenir, des moyens d’actions seront mis à la disposition de la société civile afin de les mobiliser dans cette lutte contre les violences sexistes. C’est dans ce cadre qu’il sera déployé un nombre conséquent d’acteurs locaux (hommes et femmes), qualifiés et reconnus dans leur domaine : assistants juridiques, travailleurs sanitaires et sociaux, enseignants et responsables religieux.

Ces équipes mettront en place des activités de prévention dans les régions ciblées de quatre provinces de l’est du pays : Sud-Kivu, Nord-Kivu, Maniema et Tanganyika. Le projet soutiendra par ailleurs la création de lieux communautaires sûrs pour les femmes et les filles, où les victimes pourront accéder à une aide psychosociale et d’autres services de soins spécifiques.

 A en croire la Banque mondiale, la réalisation de ce projet va également recourir à l’expertise des centres notamment l’hôpital et la fondation de Panzi dans le Sud-Kivu et Heal Africa dans le Nord-Kivu. Et pour cause, ces derniers alignent une expérience dans le traitement des violences sexistes en situation d’urgence et gèrent des dispensaires itinérants dans les zones isolées, où l’insécurité et les violences sexuelles sont endémiques.

Ce nouveau projet vient ainsi conforter les acquis du précédent dénommé « projet d’urgence régional » consacré à la prise en charge des violences sexuelles et sexistes et de la santé des femmes dans les Grands Lacs.

Malgré le recul des violences physiques à l’encontre des femmes et des violences sexuelles entre 2007 et 2014, qui sont passées respectivement de 64 à 52 % et de 33 à 27 %, rappelle la Banque mondiale, leur prévalence reste à un niveau inacceptable.

Emilie MBOYO | Zoom Eco

Edito

Advertisement
%d blogueurs aiment cette page :