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Jean Bamanisa : « l’industrie congolaise n’a pas d’impact efficace sur la croissance économique »

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Dans son état actuel, l’industrie congolaise ne contribue point aux critères et performances de croissance économique. Ce constat fait par l’opérateur économique Jean Bamanisa Saidi est sans appel. Des mines aux hydrocarbures en passant par l’agriculture, « la transformation à valeur ajoutée » est quasi inexistante. Alors que sur le plan technologique, a – t – il insisté, le retard est criant. D’où, son vibrant appel lancé aux scientifiques afin de participer à « la conception de la politique industrielle en RDC ».

En effet, Jean Bamanisa est d’avis qu’il existe un petit nombre de scientifiques qui peuvent constituer des think tank capables de concevoir des politiques d’industrialisation avec tous ses paramètres et ramifications utiles dans les différents secteurs tant du capital humain, de l’économie, des infrastructures, que de la technologie.

« Il est attendu de nos scientifiques des programmes sur le court, moyen et long terme, nécessaires à incorporer dans notre système éducatif et de formation. Ces programmes ne doivent pas seulement être basés sur des vœux politiques et de satisfaction des électeurs. Mais, ils doivent être basés sur des données scientifiques devant prendre en compte la nécessité non pas de cette satisfaction immédiate, mais d’impacts progressifs et graduels sur la croissance pour ne pas connaître les crises des politiques mal orchestrées », a – t – il déclaré, mercredi 11 avril 2018, lors de son exposé à la 5ème édition de la semaine de la science et technologie à Kinshasa.

L’implication du monde la science exacte devrait ainsi avoir le mérite de régulariser les schémas de fonctionnement d’une économie assise non sur des spéculations, mais sur des résultats préalablement conçus, suivis, monitorés, et répondants aux principes de la Science.

Et d’ajouter : « la croissance économique est un processus continue de l’innovation technologique, de la modernisation, de la diversification basés sur l’amélioration des infrastructures, des équipements, de la qualité de sa main d’œuvre, des soubassements réglementaires, le tout assis sur une programmation conçue, exécutée, soutenue tant par le secteur privé que le pouvoir Public ».

Réagissant sur ce point, Marie Claire Yandju, femme chercheur à la faculté de Sciences à l’Université de Kinshasa, a plaidé pour un partenariat fructueux entre l’Etat congolais, comme une entité publique, et les chercheurs afin d’asseoir une industrie forte et capable de booster l’économie du pays.

Ainsi, l’Etat de fédérer et de mettre à la disposition de chercheurs de moyens financiers suffisants. Et les chercheurs pourront canaliser leurs découvertes et technologies pour la conception de cette politique industrielle préconisée par Jean Bamanisa Saidi.

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Avec une industrie manufacturière à valeur ajoutée, la Rd Congo est appelée à connaître une croissance économique forte, rapide et durable. Car, cette industrialisation rehausse le niveau de l’emploi, règle le problème de la dépendance à l’importation et accroît l’exportation. Bref, elle donne de la valeur ajoutée aux différents segments de la production nationale.

Nadine FULA | Zoom Eco

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