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RDC : Kasumbalesa fermé, qui payera les pénalités de chômage des camions ?

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L’Etat congolais ou les opérateurs économiques ? Cette question révèle un nouveau contentieux susceptible de naître entre les deux parties. Les pénalités de chômage de tout camion coûtent 500 USD par jour. Le transporteur va les réclamer au propriétaire des marchandises. Et ce dernier pourra décliner la responsabilité à charge de l’Etat congolais, le retard subi ne relevant pas de sa faute.

Avec le nombre important du trafic bloqué, il n’est pas exclu que les opérateurs économiques, dans le cadre de la Fédération des entreprises du Congo (FEC), refacturent la Direction générale des douanes et accises (DGDA). En effet, ce mécanisme de refacturation a déjà été mis en place par le passé à la suite du déficit de connexion Interne sur la plate-forme SYDONIA et SEGUCE au poste frontalier de Kasumbalesa dans la province du Haut-Katanga.

Sa procédure opérationnelle exigeait à tout membre se retrouvant dans ce cas de retard d’adresser une lettre, en temps réel à la DGDA Kasumbalesa (Whisky), en indiquant clairement l’heure à laquelle le problème du signal Internet a été constaté. Et ce, contre accusé de réception de la DGDA.

A RE(LIRE) : Kasumbalesa, la FEC refacture les frais de chômage de camions à la DGDA !

En attendant des éclaircissements du gouvernement central, les plaintes des opérateurs économiques demeurent légitimes. Depuis l’aube du vendredi 3 août 2018, la frontière entre la RDC et la Zambie est restée fermée. Des sources concordantes ont affirmé que les agents des services de l’immigration et des douanes ont déserté leurs bureaux, sur instruction qui leur serait venue verbalement de la « hiérarchie ».

Conséquence : des minerais à l’exportation, des citernes de carburant et autres marchandises importés, des bus de transport des personnes sont ainsi restés bloqués de part et d’autres de la frontière.

« Un camion immobilisé coûte 500 USD de pénalité par jour. Et j’en ai 300 alignés », se plaint le directeur des opérations d’une entreprise de transport international cité par spet ONG des droits de l’Homme dans un communiqué officiel.

Sur le parking, des dizaines de voyageurs venus d’Afrique du Sud, Tanzanie et la Zambie se plaignent mêmement.

De son côté, le responsable d’une agence en douane a également exprimé son inquiétude : « j’ai cinquante trucks de carburant, acides, lubrifiants et pièces de rechange d’engins spéciaux d’extraction minière attendus par une grande entreprise minière de Kolwezi, mais je ne sais quoi faire !»

« Cet acte non justifié porte atteinte à la liberté de mouvement, le droit de revenir dans le pays à ce dernier et aux milliers des congolais bloqués à la frontière. En plus, il occasionne des pertes commerciales énormes aux transporteurs et entreprises minières », déplorent les sept ONG de défense des droits de l’Homme.

L’ACAJ, l’ACIDH, l’ASADHO-KAT, le CDH, HDH, l’IRDH et Justicia condamnent aussi la fermeture du poste frontalier de Kasumbalesa dans le seul but « d’empêcher à Moïse Katumbi de rentrer dans son pays. »

Emilie MBOYO | Zoom Eco

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