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RDC : première analyse de Bemba sur la situation économico-financière de l’Etat

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Le sénateur Jean Pierre Bemba Gombo a analysé la situation économico-financière de la RDC, 11 ans après son absence au pays. Répondant aux questions de Zoom Eco, lors de la conférence de presse qu’il a tenue à Kinshasa ce vendredi 3 août 2018, l’ancien vice-président en charge des questions économiques et financières s’est fondé sur trois indicateurs parmi tant d’autres, à savoir : le taux de change, le budget de l’Etat et la croissance économique.

Taux de change, dépréciation de 74%
Pour Jean Pierre Bemba, cet indicateur n’a fait que régresser durant toute la période de son absence au pays. Si, rappelle – t – il qu’en quittant son poste de vice-président le taux de change était à 420 CDF le dollar américain, il est actuellement à 1 620 CDF le dollar US. Quelles sont les raisons qui ont fait qu’il ait cette dépréciation ? », s’est – il interrogé.

D’après Bemba, l’offre des francs congolais sur le marché a été supérieure à la production, à De ce fait, la dépréciation monétaire aura été de quatre fois plus en valeur nominale.

« Nous étions parvenus à stabiliser le taux de change. Lorsque j’arrive le 15 juillet 2003, ce taux était à 420 CDF et lorsque je quittais en décembre 2006, il était à 425 CDF le Dollar US. C’est incontestable. Je reviens 11 ans plus tard, il est à environ 1 600 CDF. Pourquoi ?
la capacité de l’économie de pouvoir l’absorber.

« Et les gouvernements successifs ont laissé se déprécier la monnaie (allusion faite notamment par le financement des déficits par la planche à billets). Or, la monnaie, je l’ai dit, est un indicateur qui permet de maintenir le pouvoir d’achat »

Budget de l’Etat, statu quo
Le chairman du MLC se souvient que le dernier budget de l’Etat qu’il a laissé en 2006 était de 4 milliards USD. Ce, après avoir relevé le niveau de 1,8 milliard USD à 2,5 milliards USD (son premier Budget) avant la réunification du pays à 2003.

« 11 ans après, nous sommes toujours à 4 milliards USD. Si nous avions eu une croissance de 7 à 8% annuels, après 11 ans, notre budget devrait être au minimum de 10 milliards USD aujourd’hui. C’est ce que ça veut dire. Il ne faut pas être un expert en économie pour le dire. Le taux de croissance doit permettre une évolution au niveau du Budget de l’Etat. Ça veut dire qu’il n’y a pas eu de croissance. Je peux même dire qu’il y a eu décroissance », a expliqué Jean Pierre Bemba.

A ce sujet, le Sénateur est formel. Les 11 années des gouvernements qui se sont succédé n’ont pas répondu aux attentes de la population. Donc, pas d’amélioration de leurs conditions de vie.

Croissance plombée par la gouvernance
Jean Pierre Bemba part de l’hypothèse selon laquelle les secteurs des mines et celui des Télécoms sont les principaux domaines qui boostent le taux de croissance de la RDC pour constater qu’il a effectivement l’exportation des matières premières et de s’interroger sur les résultats de l’exploitation de celles-ci.

« Ça peut être matière à débat. Mais pour moi, la question du taux de croissance économique ne peut pas être le seul indicateur qui révèle l’amélioration d’une économie d’un pays. D’ailleurs, la population ne le voit pas dans son assiette », a – t – il commenté.

A tout prendre, Jean Pierre Bemba estime qu’il se pose un réel problème de gouvernance, de gestion des ressources de l’Etat et des finances publiques. Et il reste convaincu que les gouvernements successifs en sont responsables.

Eric TSHIKUMA | Zoom Eco

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