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RDC : transport, le «demi-terrain» revient au galop à Kinshasa !

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Pour une course habituelle en taxi le conduisant d’un point à un autre, le kinois se voit obligé de débourser le double du prix. Il ne s’agit pas d’une nouvelle grille tarifaire « officielle » du transport en commun mais d’une pratique courante de taximen qui ont déjà perdu environ 12% de leur pouvoir d’achat du carburant depuis le début de l’année. Et ce, sans que cela ne se répercute sur les prix de la course. D’où, le « demi-terrain » pour rentabiliser.  

D’après les taximen, le niveau de perte augmente davantage avec la dernière augmentation du prix du litre à la pompe. Ce qui perturbe les paramètres de leur structure de prix.

« Lorsque vous additionnez les 4,5% trois successives, c’est déjà plus de 13% d’augmentation du prix du carburant. Et c’est ce que nous perdons exactement sans pouvoir être en mesure de les compenser tant que le gouvernement n’aura pas réajusté la grille tarifaire du transport en commun à Kinshasa. Malheureusement, il nous mène en bateau. Et nous n’avons de choix qu’à recourir au demi-terrain pour survivre », a commenté Papy Mbala, taximan rencontré ce dimanche à Bandalungwa.

En effet, sur le boulevard du 30 juin, les taxis qui font l’itinéraire Kintambo magasin – Gare centrale, préfèrent raccourcir la course en deux : de Kintambo magasin – Batetela puis, de Batetela à Gare centrale.

 De même sur l’axe boulevard du 30 juin – Bandalungwa où les taximen, au lieu d’aller directement à la destination finale, ils font de la place « Assanef » sur l’avenue de la Libération (ex. 24 novembre) leur terminus. Et c’est le même phénomène observé dans plusieurs coins à travers la ville.

A un autre taximan Billy Ntumba d’ajouter : « nous ne devons être de victimes de cette augmentation en série du prix du carburant. Il y a lieu de dénoncer cette stratégie déguisée du gouvernement de consentir à des hausses successives importantes sous prétexte qu’elles se font en deçà de 5%. Mais en somme, sur terrain cela nous pénalise ».

Réagissant à Zoom Eco, le ministre de l’Economie national a insisté sur le fait que cette nouvelle augmentation validée par l’Exécutif national ne devrait nullement occasionner les perturbations du transport en commun.

A RE(LIRE) :  Joseph Kapika : «la hausse du prix du carburant est validée par nécessité»

Des voix s’élèvent dans le milieu de taximen pour demander à leur structure faîtière et le gouvernement provincial de réajuster, au plus vite, la grille de transport en commun à Kinshasa.

En attendant, des kinois vivent au rythme de « demi-terrain » à l’aller comme au retour de leurs lieux d’activités. Ce qui ronge également leur pouvoir d’achat.

De foules de gens sont observés dans les arrêts de bus, certains font le pied par manque de moyen. Une situation qui risque de perdurer tous ces jours-ci, estiment un analyste économique.

Emilie MBOYO | Zoom Eco

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