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KINSHASA : Guy Matondo rassure de la transparence dans le circuit de la recette !

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Le Ministre provincial des Finances, de l’Economie, de l’Industrie et des PME a révélé le circuit de la recette de la ville de Kinshasa et rassuré qu’il n’existe pas de comptes bancaires parallèles. Dans un entretien avec Zoom Eco, Guy Matondo s’est livré à un exercice de transparence. Il a indiqué que la Ville dispose de 10 comptes correspondant à chaque Ministère provincial et 1 compte général du Trésor. Chaque compte bancaire (relié à 5 sous-Comptes) est libellé et Franc congolais et en Dollars US. Sur les 233 actes générateurs, affirme – t il, il n’y a que 131 qui sont effectifs. En 2017, tous ces actes n’ont produit que 30 millions USD. Une faible mobilisation justifiée notamment par l’incivisme fiscal des kinois.

Tout pour la traçabilité des fonds

D’après le Patron des Finances de Kinshasa, les 11 comptes bancaires de la province disposent chacun 5 sous-comptes afin de garantir la traçabilité et la transparence des recettes et des dépenses.

«Nous avons des comptes transitoires. L’argent public ne peut y demeurer plus de 48 heures selon la loi. Les 11 comptes, c’est pour suivre chaque acte générateur qui est sous la responsabilité de chaque Ministère. En clair, nous avons orienté chaque acte en fonction du Ministère ayant un service d’assiette vers une banque déterminée. Et nous avons 131 actes générateurs de recettes actifs », a – t – il indiqué.

Par conséquent, il révélé la  ventilation de ces 5 sous-comptes rattachés aux 11 comptes officiels. Il s’agit : du Sous-Compte Fonctionnement de la ville, Sous-Compte Commission de suivi,  Sous-Compte Service d’assiette (taxes), Sous-Compte DGRK et du Sous-Compte Mobilisation des recettes.

Dans cette logique précise le Ministre Guy Matondo, « deux actes générateurs correspondent à 12 comptes bancaires à raison de 6 en CDF et 6 autres en USD. Les 12 comptes, ne s’agissant que de ces deux actes générateurs, multipliés par autant de banques qu’il y a Kinshasa, on a une centaine des comptes. Avec ça, on sait voir le niveau de  réalisation de chaque Ministère et de chaque acte générateur ».

Pas de comptes parallèles mais un contrôle à 4 niveaux

Le Ministre provincial, Guy Matondo a justifié comment les finances de Kinshasa sont bien contrôlées. Et ce contrôle, a – t – il précisé, intervient à 4 différentes étapes.

« D’abord, le premier audit commence par les banques commerciales. S’il y avait un problème, la Banque Centrale l’aurait sue et nous aurions pu le savoir. Ensuite, le 2ème contrôle intervient au d’une Commission mixte réunissant la Cellule Financière de la Ville, la DGRK et l’Assemblée Provinciale pour évaluer les réalisations mensuelles. Le troisième vient au niveau de la Commission Ecofin de l’Assemblée provinciale. Et le dernier est un contrôle à posteriori qui intervient avec la réédition des comptes ».

A tout prendre, Guy Matondo révèle que les allégations faisant état de l’existence des comptes parallèles sont contenues dans un Pré-Rapport dans lequel un groupe de députés provinciaux se posait des questions sur la multiplicité des comptes. Cependant, des bonnes réponses accompagnées des documents comptables à l’appui ont permis aux élus de Kinshasa de dissiper les zones d’ombres. D’où, les précisions qui sont contenues dans un Rapport Final de l’Assemblée provinciale.

Guy Matondo fait de la transparence fondée sur la traçabilité des recettes de la ville de Kinshasa la pierre angulaire de sa politique. En primeur, il a annoncé à Zoom Eco la mise en place de la « Chaîne de la Recette Publique » qui fonctionne avec objectif final : la délivrance du « Certificat de Paiement Informatisé (CPI) ».

Ce système est une réponse à la problématique de l’absence de l’Acquis Libératoire (titre à remettre celui qui s’acquitte de l’impôt et/ou de la taxe) et de l’exclusion des comptables publiques de la chaine de la recette publique.

L’opérationnalisation de ce système sera soutenue par la publication trimestrielle d’un Rapport Global sur l’Etat des Finances de la ville de Kinshasa. Objectif : lutter contre l’incivisme fiscal en ouvrant la casserole publique provinciale à la connaissance des kinois et kinoises principaux contributeurs. Ce qui les motiverait à s’acquitter de leurs obligations fiscales conformément à la Constitution de la République afin de doter la province des moyens de sa politique.

Zoom Eco

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