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RDC : budget électoral, l’Etat s’engage pour 30 à 40 millions USD par mois !

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RDC : budget électoral, l'Etat s'engage pour 30 à 40 millions USD par mois !

Enfin, le gouvernement congolais s’est engagé de manière claire sur les modalités de décaissement des fonds électoraux. Ces derniers sont chiffrés à 502 millions USD, dont 432 millions USD pour les trois scrutins du 23 Décembre 2018, inscrits au budget de l’Etat de 2018. C’est de New-York, au siège de l’Onu, que le vice-Premier ministre, Léonard She Okitundu a annoncé ce qui peut être considéré comme « plan de décaissement» du budget électoral.

«Afin d’atteindre le budget retenu pour l’organisation de trois scrutins combinés, le Gouvernement a décidé et adopté, en concertation avec la CENI, un plan de décaissement allant de 30 à 40 millions de dollars par mois en faveur de la CENI», a – t – il déclaré devant le conseil de sécurité de l’ONU lundi 12 Février 2018.

Fait d’annonce ou réalité dans la pratique? La question vaut son pesant tant que l’année 2018 a commencé avec un arriéré de 70 millions USD pour la clôture des opérations d’enrôlement. Cela a-t-il été apuré? Bien plus, le Ministre Mende a annoncé en Décembre dernier le décaissement de 60 millions USD dès Janvier 2018 en faveur de la CENI pour les scrutins de Décembre prochain. Cet argent avait-il été mis à disposition?

Qu’à cela ne tienne, si le plan de décaissement de 40 millions USD chaque mois court depuis Janvier 2018, le budget électoral devrait normalement être bouclé en Novembre prochain. Mais s’il est prévu à 30 millions USD par mois, le bouclage de ce budget exigera 14 mois.

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Dans les deux cas, le gouvernement est obligé non seulement de mobiliser mais surtout de décaisser les 502 millions USD prévus pour les élections dans la Lofip 2018. A défaut de respecter son plan de décaissement, la CENI se verra en difficulté de faire face à ses obligations financières en temps utiles.

Dès lors, la centrale électorale pourrait envisager l’option de découverts bancaires afin d’être en mesure de préfinancer ses dépenses en attendant le décaissement des fonds publics y correspondants. Mais cette option exigerait à la CENI des frais supplémentaires. Ce qui va encore augmenter le budget des élections.

« Il n’est pas exclu, dans cette hypothèse que la CENI termine l’année très endettée avec des découverts bancaires pour lesquels l’Etat n’aura pas encore soldés. Mais le niveau du budget électoral sera revu à la hausse», a commenté un observateur.

Par ailleurs, comme l’a annoncé le chef de l’État dans son dernier message des vœux, She Okitundu a réitéré la position de la RDC qui considère que ces élections relèvent du domaine de souveraineté nationale. Ce qui implique que son financement soit totalement pris en charge par le gouvernement.

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Et d’insister : « Le pays compte donc primordialement sur ses propres forces avant de compter sur celles des autres. […] Toutefois, si contributions il y aura, la RDC demeure ouverte à en discuter avec les partenaires internationaux donateurs pour autant qu’ils soient respectueux des grands principes des relations internationales dont l’égalité souveraine et la non-ingérence dans les affaires internes des Etats. Aucune conditionnalité ne sera acceptée».

She Okitundu n’a pas manqué d’évoquer le cas du Projet d’appui au cycle électoral (PACEC) dont les interventions financières internationales pour les élections évaluées à 123 millions USD stagnent. En effet, seuls 6 % de contributions ont été décaissés depuis deux ans.

Si les bailleurs des fonds ont exigé des préalables avant de procéder à ces décaissements, le gouvernement congolais estime, lui, que «ce budget modique sert plus à financer les activités des ONG et mouvements citoyens plutôt que l’organisation matérielle du scrutin».

Fort de l’expérience logistique qualifiée de « malheureuse» des élections de 2011 où la Monusco s’était désengagée à trois mois des échéances électorales, le vice-premier ministre des Affaires étrangères a indiqué que «la RDC demeure ouverte et étudie notamment avec l’Union Africaine, la SADC ainsi que la MONUSCO, différentes options de support pour les opérations y relatives».

Léonard She Okitundu intervenait lundi 12 Février 2018 au Conseil de sécurité des nations unies à New-York. La situation politique et des droits humains de la RDC était à l’ordre du jour.

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