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RDC : budget électoral, Tshibala accuse un retard de décaissement au premier trimestre 2018 (AETA-ODEP)

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RDC : budget électoral, Bruno Tshibala accuse un retard de décaissement au premier trimestre 2018 (AETA-ODEP)

Deux organisations de la société civile (AETA et ODEP) ont lancé, mercredi 3 avril 2018, une alerte sur le «mauvais décaissement» du budget des opérations électorales. Elles font allusion à un retard de 64% qu’aurait connu le gouvernement Tshibala, par rapport au plan d’engagement budgétaire de la CENI, comptant pour le premier trimestre de l’année 2018.

« Le plan d’engagement budgétaire de la CENI pour la période de janvier à mars 2018 prévoit un financement de 159 746 760 565 CDF ou 88 092 401,3 USD. De ce montant, la CENI a reçu 31 681 297 USD, soit 35,96% (9 031 297 USD entre janvier et février puis 22 650 000 USD en mars). Il se dégage un écart de 57 411 104 USD. Ce mauvais décaissement des fonds à la CENI risquerait d’occasionner un retard dans l’organisation des élections en décembre 2018», constate ces structures de la société civile dans un communiqué conjoint.

D’après les informations de Zoom Eco qui suit de près ce processus de financement des opérations électorales en RDC, le gouvernement a déjà consentis à deux décaissements durant la période indiquée. Le premier, 30 millions USD, comptant pour la tranche de janvier. Et le deuxième, 22,6 millions USD décaissés le 28 mars 2018.

S’il faut considérer la tranche de 88 millions USD prévue pour le premier trimestre, dans cette hypothèse, il se dégage un écart d’environ 36 millions USD à solder en faveur de la CENI.

Une source proche de la chaîne de la dépense nous a affirmé que «l’option a déjà été levée pour que ce gap soit combler le plus rapidement à est en voie d’être comblé».

Qu’à cela ne tienne, la société civile dénonce, «la panne du financement du processus avec le retard que prend le décaissement des fonds pour la suite des opérations électorales : les étapes de décaissement des fonds post-révision du fichier électoral semblent ne pas faire la prioritaires du Gouvernement». Aussi, déplore-t- elle, le «mutisme» regrettable mais dit «stratégique» entretenu par la CENI sur ce fait au nom d’une certaine solidarité avec l’équipe gouvernementale.

Toutefois, l’AETA et l’ODEP reconnaissent quelques avancées à l’actif de la CENI et des décideurs congolais. Il s’agit notamment de la Loi des finances 2018 prévoyant 840 milliards de CDF, soit 453 218 264 USD au taux de 1813,4CDF/USD, la promulgation du calendrier électoral, la Loi électorale, la finalisation de la révision du fichier électoral et celle en cours de la consolidation des listes électorales, le financement du processus électoral en particulier de l’enrôlement des électeurs, sans oublier la Loi sur la répartition des sièges placée parmi les matières prioritaires de la session parlementaire de mars courant.

«La crainte de la non tenue et/ou l’échec des élections crédibles, transparentes, inclusives et apaisées devant conduire à l’alternance politique et à l’alternative du modèle de gouvernance globale est très perceptible dans le chef de la majorité des acteurs tant politiques, socio-économique que surtout de la population», insistent l’AETA et l’ODEP.

Zoom Eco

Edito

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