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RDC : des chiffres sur les « recettes et dépenses » de l’Etat de mars 2018 !

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La comptabilisation des opérations financières de l’Etat a affiché un excédent de 93,1 milliards de CDF, résultant des recettes de 648,9 milliards de CDF et des dépenses de 555,8 milliards à fin mars 2018. Comparé à la période correspondante de 2017, rapporte la Banque centrale du Congo, ce solde s’est amélioré de 103,8 milliards de CDF. Cependant, s’il s’est observé une nette croissance des recettes, le dépassement en dépenses publiques a atteint 37%.

En cumul annuel fin mars, les opérations financières de l’Etat se sont clôturées par un excédent important de 247,8 milliards de CDF contre 231,2 milliards programmés. Ce bon comportement des recettes publiques s’explique notamment par les acomptes provisionnels sur les impôts et taxes payés par une entreprise minière de la place.

Constante augmentation de recettes

Il s’est dégagé un accroissement de 96,0 % des ressources durant le mois de mars 2018 par rapport à la même période de l’année passée avec un dépassement de 26,1 % par rapport à leur prévision mensuelle. Au-delà de l’évolution nominale, cet accroissement s’est observé même en francs congolais constants.

« La composition de ces recettes indique que plus de la moitié a été collectée par la DGI, soit 52,9 %, alors que celles encadrées par la DGDA a représenté 19,8 % de l’ensemble de recettes. Quant aux recettes non fiscales, sous la gestion de la DGRAD, leur part dans le total a été de 25,6 %. Les ressources provenant des pétroliers producteurs ont représenté 1,7 % de l’ensemble alors que le Trésor public n’a rien enregistré au titre des recettes relatives aux Dons et autres », rapporte la Note de conjoncture de la BCC.

La part des recettes de la DGRAD a sensiblement accrue du fait du paiement des royalties par les entreprises pétrolières ainsi que d’autres taxes non fiscales par les entreprises de télécommunication.

Qu’à cela ne tienne, par rapport à la même période de l’année précédente, les recettes collectées par les trois régies financières ont progressé de 30,0 %, de 186,4 % et de 54,7 % respectivement pour la DGDA, la DGI et la DGRAD. Les recettes localisées dans la rubrique « Pétroliers producteurs » ont augmenté de 120,9 %.

Dépenses, un dépassement de 37%

Les dépenses publiques intégrant l’amortissement de la dette ont progressé de 62,6 % par rapport à la période correspondante de 2017, soit un dépassement de 37,3 % en comparaison de leur programmation mensuelle. La composition de ces dépenses est restée dominée par les dépenses courantes, lesquelles ont représenté 79,7 % du total avec un dépassement de 43,0 % par rapport à la programmation.

La Note de conjoncture précise que « les dépenses en capital ont représenté 4,2 % du total des dépenses ; dépassant leur prévision mensuelle de 367,0 %. En ce qui concerne la structure de dépenses courantes, il faudra signaler la prédominance des charges relatives aux salaires des agents et fonctionnaires de l’Etat dont la part a été 45,6 % avec un taux d’exécution de 97,9 % par rapport à leur prévision mensuelle ».

Quant aux frais de fonctionnement des ministères ainsi que ceux des institutions politiques, ils ont représenté respectivement 14,0 % et 10,4 % des dépenses courantes tout en connaissant des dépassements respectifs de 187,0 % et 225,4 % rapportés à leurs programmations mensuelles.

Emilie MBOYO | Zoom Eco

A RE(LIRE) :

RDC : fondamentaux de l’économie, les sept chiffres de février 2018

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