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RDC : Le taux de change vendeur des banques ne peut excéder 5% du taux indicatif de la BCC [Officiel]

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RDC : Le taux de change vendeur des banques ne peut excéder 5% du taux indicatif de la BCC [Officiel]

La Banque Centrale du Congo vient d’annoncer aux opérateurs du secteur bancaire la mesure temporaire de suivi du taux de change en Rd Congo. Objectif : consolider les efforts  de stabilisation du marché des changes. Déogracias Mutombo a adressé un courrier à l’Association Congolaise des Banques (ACB) à ce sujet.

« Je vous informe que désormais les banques ne peuvent, dans le cadre de leurs transactions de vente de devises, appliquer un taux vendeur excédant 5% du taux indicatif publié par la Banque Centrale du Congo à la clôture de la veille », a instruit le Gouverneur de la Banque Centrale du Congo.

A lui de préciser que cette mesure « temporaire » ne remet nullement en cause l’option libérale de l’économie nationale sans préjudice des dispositions du Décret-Loi N° 004 du 31 Janvier 2001 relatif au régime des opérations en monnaies nationale et étrangère.

Dans le milieu des banquiers kinois, certains ne voient pas comment cette décision du Gouverneur Déogracias Mutombo peut être appliquée à la lettre.

 

« Ce n’est pas logique tant que la Banque Centrale ne nous vend pas ces devises. Lorsque nous nous approvisionnons auprès des tiers à des taux qui sont différents de ceux appliqués par la BCC, cette dernière ne peut en aucun cas plafonner des commissions à faire d’autant plus qu’elles doivent être fixées en fonction des prix d’achat de ces devises », a réagit à chaud un banquier de la place.

Cependant, nous a – t – il affirmé, si c’est la Banque Centrale qui vend des devises aux banques commerciales, rien ne peut lui empêcher de conditionner les marges à appliquer.

A RE(LIRE) : 20 millions USD vendus aux banques commerciales par la Banque Centrale du Congo !

En réalité, lorsque l’Autorité monétaire de la Rd Congo vend des devises aux banques commerciales, cet argent est directement préaffecté aux opérateurs économiques importateurs des produits de première nécessité et/ou aux pétroliers à des moments critiques. Car, elle – même ne dispose d’assez de réserves en devises plafonnées actuellement à environs 700 millions USD, soit 3 semaines d’importations des biens et services.

Par conséquent, toutes les interventions de la BCC de ces deux dernières années ont été insuffisantes pour satisfaire les besoins de l’ensemble du marché congolais exprimés au travers des banques commerciales.

Eric TSHIKUMA | Zoom Eco

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