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RDC : Octobre se clôture avec un taux d’inflation de 4,135% !

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RDC : Octobre se clôture avec un taux d’inflation de 4,135% !

Le mois d’Octobre 2017 se clôture ce mardi avec une inflation située à 4,135% sur le plan national et à 2,361% à Kinshasa la capitale. A analyser les chiffres officiels de l’Institut National de la Statistique (INS), ces taux représentent le double de ceux enregistrés à fin Septembre de l’année en cours, soit 2,698% au niveau national et 1,474% à Kinshasa. Conséquence : la courbe des prix des biens et services continue son ascendance alors que le pouvoir d’achat poursuit sa dégringolade sans que les salaires n’augmentent.

« L’inflation hebdomadaire du 23 au 28 Octobre 2017 est de 0,873% au niveau national et 0,658% à Kinshasa. En cumul, cette inflation a atteint 43,446% au niveau national et 38,817% à Kinshasa. L’inflation annualisée se situe à 54,698% au niveau national et 48,681% à Kinshasa. En glissement annuel, l’inflation est de 52,180% au niveau national et 48,056% à Kinshasa », a indiqué l’INS dans sa mercuriale.

Ce niveau d’inflation mensuelle est consécutif principalement à la hausse des prix des produits de première nécessité (notamment le pain, la farine de maïs dans le Katanga et les Kasaï), des loyers, des frais scolaires et académiques, des services (soins médicaux, transport), fournitures de bureau, etc.

A ce rythme, l’inflation va probablement dépasser le seuil de 50% d’ici la fin de ces deux mois restant de l’année 2017. Ce qui est un problème majeur dans l’économie. Si pour certains analystes le pire aura été évité, pour d’autres, ce résultat qui traduit l’échec des autorités économiques (Gouvernement et Banque Centrale du Congo) dans la lutte contre l’inflation.

En effet, commente l’Economiste Albert Tcheta Bampa, la BCC fait de la lutte contre l’inflation son objectif principal sans tenir compte des différentes causes de cette inflation.

Et de préciser : « Ses mesures monétaires se fondent sur les taux d’inflation globale qui sont instables en RDC, souvent à cause de fortes fluctuations des prix des produits de base ou des produits alimentaires. Du fait de cette instabilité d’un indice clé d’évolution des prix, les autorités de l’économie peuvent éprouver des difficultés à apprécier correctement la situation sous-jacente de l’inflation et ses perspectives d’évolution. Ceci soulève le problème de la politique monétaire de la BCC, qui est inefficace pour lutter contre l’inflation sous-jacente et qui contribue de fait à prolonger les difficultés de l’économie congolaise. Les tentatives visant à lutter contre la dépréciation du taux de change en présence d’une menace d’inflation structurelle élevée ne sont généralement pas viables ».

Au demeurant, il s’avère que les mesures des autorités économiques ne s’attaquent pas à l’origine de l’inflation structurelle, dont la disparition exige plus d’investissements et d’épargne nationale pour rompre les goulots d’étranglement du côté de l’offre, adapter le taux de croissance du revenu réel à la croissance de la population, réduire la propension à importer et augmenter le taux de croissance des exportations et les réserves en devise.

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Pour rappel, la délégation du Fonds Monétaire International (FMI) conduite en RDC par Mario de Zamaroczy en Juin dernier projetait, dans leur analyse, un taux d’inflation dépassant les 45% vers Décembre 2017. Leur position avait pour fondement les projections irréalistes du Premier Ministre Tshibala, qui plafonnait ce taux à 19 % pour fin décembre, alors qu’il était déjà à 19 % en Juin, contre 12 % en Avril.

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