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RDC : Où en est Bruno Tshibala avec le Projet du Budget 2018 ?

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RDC : Où en est Bruno Tshibala avec le Projet du Budget 2018 ?

[ANALYSE] – Le projet du Budget 2018 n’est pas encore examiné ni adopté au niveau du Gouvernement. Alors que l’autorité budgétaire l’attend depuis 45 jours. Si, d’après une source proche de la Direction de Préparation et du Suivi Budgétaire, ce projet a été bouclé depuis fin Août dernier, d’aucuns cherchent à comprendre ce que Bruno Tshibala mijote dans un silence absolu qui cache le retard dans le processus d’adoption du Budget 2018. Quels en sont les causes et les dangers ? Tentative de réponse dans cette analyse de Zoom Eco.

Deux causes majeures

Premièrement, il s’agit du relèvement du niveau des prévisions budgétaires de 2018. Tout serait mis en œuvre pour quadrupler la hauteur de ce Projet du Budget 2018. Si en 2017, le Gouvernement n’a pas pu mobiliser les 4 milliards de dollars américains inscrits dans le budget, il sera utopique pour Bruno Tshibala de cautionner une telle augmentation.

En effet, la faible capacité de mobilisation de recettes ainsi que le ralentissement de l’activité économique ayant pour cause la crise politique ne faciliteront pas la tâche au Gouvernement dans l’atteinte d’un objectif pareil. Il y a lieu de s’attendre que l’écart entre les prévisions et les réalisations se creuse davantage !

Deuxièmement, la définition du mécanisme de contournement de la faiblesse de mobilisation des recettes de l’Etat dans l’optique de la révision à la hausse. Faudrait-il recourir à l’emprunt d’Etat à l’Etat ou à la planche à billet pour financer les investissements de l’Etat dans les secteurs porteurs ? Seuls, Bruno Tshibala et quelques membres de son gouvernement sont habilités à répondre à cette question.

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Qu’à cela ne tienne, ces deux facteurs semblent bien motiver le retard dans le processus d’examen et d’adoption du Budget 2018. Tant que le Premier Ministre et son équipe n’auront pas bouclés ces travaux, bien entrepris pourtant par l’Administration en charge de l’élaboration du Budget, l’Autorité budgétaire devra continuer à prendre son mal en patience.

Dangers, deux hypothèses

Gouverner, c’est prévoir, dit-on. Et la bonne gouvernance des finances publiques exige au Gouvernement, conformément à la Constitution de la RDC, de déposer à l’Assemblée nationale le projet du Budget au plus tard le 15 Septembre de chaque année. Face à cette réalité, la session budgétaire tend lentement mais sûrement vers sa fin sans projet du Budget 2018. Deux hypothèses se dégagent :

RDC : Où en est Bruno Tshibala avec le Projet du Budget 2018 ?

Le Premier Ministre devrait sortir de son silence pour dire au peuple les vraies raisons de ce retard. Ph. @Zoom_eco

Premièrement, la sollicitation d’ouverture des crédits provisoires. Cette hypothèse tient dans le cas où le Projet du Budget 2018 n’aura pas été déposé en temps utile au Parlement pour être promulgué en début de l’exercice. En réalité, Bruno Tshibala n’a plus assez de temps pour refondre le Projet du Budget déjà élaboré par les services habilités.

Deuxièmement, la démission du Gouvernement est une éventualité à ne pas écarter. Cela signifie qu’au 30 Novembre 2017, si Bruno Tshibala n’arrivait toujours pas à déposer le Projet du Budget 2018 à l’Assemblée nationale, lui et son équipe gouvernementale seront réputés démissionnaires. Et ce, conformément à l’article 126 alinéa 5 de la Constitution.

Dans les deux hypothèses, la responsabilité d’agir dans le respect de la Constitution de la République incombe à Bruno Tshibala. Lui, qui a pourtant pris cet engagement devant le peuple lors de son investiture à l’Assemblée nationale.

Au demeurant, si le souci du Premier Ministre, Bruno Tshibala est réellement celui de doter le pays d’un Budget ambitieux, des analystes avertis estiment que cette ambition ne devrait pas être démesurée et ni irréaliste. A moins qu’il se soit engagé à semer le chaos dans les finances publiques pour des raisons inavouées.

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Entre-temps, l’attente continue au niveau du Parlement, les discussions se poursuivent à la Primature alors que les jours s’égrainent et le pays court le risque de manquer le Budget de l’Etat au 1er Janvier 2018. Faudrait-il faire de l’exception « Crédits Provisoires » une règle à l’ouverture de chaque année ? Si oui, cela s’apparente à une pratique de « Mauvaise Gouvernance » décriée par tous.

Zoom Eco

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