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RDC : pressions inflationnistes justifiées par trois facteurs en 2017

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La situation sécuritaire dans l’espace Kasaï, entraînant une forte hausse de prix des céréales, principalement du riz et du maïs ; le renchérissement des produits céréaliers importés ; et, les révisions à la hausse des prix du carburant dans un contexte de dépréciation de la monnaie sont les trois principaux facteurs ayant alimentés les pressions sur les prix intérieurs en Rd Congo en 2017. D’après la Banque centrale du Congo (BCC), l’année s’est clôturée avec un taux d’inflation à 54,7% contre un objectif de 7%.

Les fortes pressions sur les prix au cours de cette année ont été localisées principalement au niveau de fonctions «articles d’habillement», «logement», «produits alimentaires», «santé», «restaurant et hôtel» et «boissons alcoolisées, tabac et stupéfiants», lesquelles ont renseignées des variations respectivement de 52,04%, 50,12%, 48,26%, 46,92% et 43,13%.

« La hausse du niveau de prix en 2017, s’explique par celle de prix importés, essentiellement céréaliers, les pénuries dans certaines villes, la dépréciation de la monnaie nationale ainsi que les déficits publics infra mensuels au premier semestre. A ceci s’ajoutent les anticipations des agents économiques quant aux perspectives défavorables », commentent les Experts de la BCC dans le Rapport de la Politique monétaire de 2017.

En effet, l’évolution de l’inflation en 2017 se subdivise en deux phases.

La première, de janvier au mois de juillet, a été caractérisée par une accélération du rythme de formation des prix intérieurs avec un taux moyen mensuel de 3,9%. Cette évolution a été induite par la forte dépréciation de la monnaie nationale, couplée aux anticipations des agents économiques.

La seconde, à partir du mois d’août à décembre, a été marquée par la décélération de l’inflation consécutive à des mesures de stabilisation prises par le Gouvernement et la Banque Centrale.

Dans un contexte de poursuite des mesures de riposte du Gouvernement et de la BCC, indique le Rapport, le rythme de formations des prix devrait connaitre une décélération en 2018 et 2019, pour conforter la reprise de l’activité économique observée depuis 2017. Si à court terme, la Banque centrale anticipe une inflation de 28,5% en 2018 et 18,2% en 2019,  à moyen terme, il est fixé, de manière explicite, un objectif d’inflation de 7% pour ancrer les anticipations des ménages et des agents économiques.

« Au courant de l’année de 2018, il est prévu, une décélération des prix à la consommation au niveau des marchés des biens et services consécutivement aux effets attendu de la poursuite de l’exécution des dépenses sur base caisse, de l’arrêt du financement monétaire du déficit budgétaire du Gouvernement, dans un contexte de neutralisation des excès de la liquidité au sein de l’économie. En glissement annuel, l’inflation passerait de 40,3% à 28,5% de janvier à décembre 2018 », précisent les Experts de la Banque centrale du Congo.

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A RE(LIRE) :

RDC : fondamentaux de l’économie, les sept chiffres de février 2018

Edito

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