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RDC : Réglementation de change manuel, la BCC se réactive après une léthargie !

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La Banque Centrale du Congo (BCC) vient de sortir de sa léthargie de 4 mois. Elle a relancé le processus de mise en oeuvre des mesures d’accompagnement de l’instruction N° 007 du 6 Septembre 2017 portant réglementation de change manuel en RDC. Visiblement, l’article de Zoom Eco du 30 Janvier 2018 a réveillé l’attention du Gouverneur Deogracias Mutombo.

En effet, la BCC a transmis le 2 Février à la corporation des Changeurs manuels un courrier officiel contenant la mouture de la Convention d’Affiliation. Elle a accordé 8 jours à la Confédération des Cambistes Manuels (COCAM) pour l’enrichir.

Bien plus, apprend-on des sources concordantes, le Directeur de Surveillance et Intermédiation Financière (DSIF) a tenu une réunion d’urgence le mardi 6 Février dernier avec un seul point à l’ordre du jour : la Sensibilisation des Cambistes sur la Réglementation de change contenue dans l’Instruction 007 (modification n°2).

Pour la BCC, le souhait est celui de voir la COCAM jouer un rôle important de relais et de pédagogie de ses membres. Et ce, avant d’envisager la possibilité de recourir au Parquet et/ou à la police pour ceux de ces cambistes qui ne se conformeront pas à la réglementation.

LIRE (AUSSI) : Les 5 points d’accord entre la Banque Centrale et les Cambistes !

D’après les mêmes sources renseignent que la campagne de sensibilisation pourrait débuter à Kinshasa la semaine prochaine. A condition que la COCAM fasse diligence dans la transmission à la BCC de tous les éléments nécessaires pour avancer vite dans cette sensibilisation.

Il s’agit notamment de : la Convention d’affiliation enrichie de ses amendements, les propositions sur les places financières de la capitale devant accueillir la campagne de sensibilisation et les statuts de la COCAM pour approbation par la BCC).

L’option a été levée pour que la campagne de sensibilisation bénéficie d’une bonne médiatisation. Et particulièrement, à l’intérieur du pays, la campagne sera organisée par les agences de la BCC conjointement avec les représentants locaux de la COCAM.

Par ailleurs, le Directeur Kalubi Kayembe de la DSIF à la BCC a insisté sur la nécessité de voir les cambistes de respecter non seulement la Réglementation de Change en vigueur, mais aussi toutes les mesures concernant la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.

Les cambistes devraient, à ce titre, identifier tous leurs clients conformément à la réglementation mais aussi éveiller leur sens de soupçon sur certaines opérations comme celles dont les montants atteignent voire dépassent 10 000 USD.

A RE(LIRE) : Le cambisme ne peut se pratiquer que dans un bureau de change [Document Exclusif]

Aussi, faut-il rappeler, la déclaration de soupçon devra être adressée à la SENAREF, située au étage de l’Hôtel de monnaies à Kinshasa. Le blanchiment des capitaux demeure un facteur nuisible non seulement à l’économie nationale mais aussi à la sécurité même du cambiste.

Zoom Eco

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