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RDC : trois options pour combler le gap du cadre budgétaire 2019-2021

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Mobiliser les financements additionnels des partenaires de la RDC, lever des emprunts sur le marché monétaire ou ne privilégier que les politiques publiques les plus prioritaires. Ces trois options sont à examiner par les Experts des différents secteurs de l’Administration publique. Objectif : proposer au gouvernement le mécanisme adapté pour financer les gaps de 1 979 milliards CDF entre 2019 et 2021.

Tel est l’enjeu majeur de la septième session du séminaire d’orientation budgétaire dont le go a été donné ce mardi 26 juin 2018 par le ministre d’Etat en charge du Budget.

« Il nous nous de réfléchir ensemble sur les voies et moyens pour financer ce gap et permettre au gouvernement de réaliser les actions envisagées au cours de cette période, dans le cas contraire, proposer des ajustements nécessaires pour boucler le Cadre Budgétaire à Moyen Terme (CBMT)  2019-2021», a indiqué Pierre Kangudia.

Nécessité d’équilibrer les prévisions

Il est évident que le cadre budgétaire 2019-2021 tel que défini reflète l’activité économique du pays, les objectifs budgétaires visés par le gouvernement sur la période ainsi que les politiques publiques qui en découlent. Il est tout aussi clair que ce CDMT est déséquilibré en termes des recettes que des dépenses de l’Etat.

« Les recettes comparées aux dépenses dégagent des soldes nuls pour les provinces et les ETD et des soldes négatifs pour le pouvoir central respectivement de 253 milliards de CDF en 2019, 865,6 milliards de CDF en 2020 et 860,8 milliards de CDF en 2021 », a – t – on appris.

En effet, ce CDMT situe l’ensemble des dépenses à 34 865,7 milliards de CDF sur la période, dont 26 114,9 milliards de CDF pour le pouvoir central, 8 248,1 milliards de CDF pour les provinces et 332,7 milliards de CDF pour les ETD. Cependant, les recettes prévues sur la même période sont arrêtées à 32 888,2 milliards de CDF, dont 24 135,4 milliards de CDF pour le pouvoir central, 8 248,1 milliards de CDF pour les provinces et 322,7 milliards de CDF pour les ETD.

Trois contraintes de mise en œuvre

La mise en œuvre de la programmation budgétaire des politiques prévues par le gouvernement pour la période 2019-2021 est dépendant de certains facteurs clés de succès, tant sur le plan externe qu’interne.

D’abord sur le plan externe. La contrainte du maintien dans la durée des cours des matières premières et des produits pétroliers. Car, d’après des Experts du gouvernement, une éventuelle rechute de ces derniers déséquilibrerait le cadrage macroéconomique qui sous-tend le CBMT. Ce qui occasionnerait la baisse du niveau des recettes attendues.

Ensuite, sur le plan interne. La mobilisation des recettes courantes telles que prévues devrait être de rigueur pour mieux exécuter les politiques publiques contenues dans ce CBMT.

Enfin, la dernière contrainte de mise en œuvre efficace du CBMT 2019-2021 demeure la recherche du financement des gaps dégagés.

A RE(LIRE) : Pierre Kangudia ouvre le séminaire d’orientation budgétaire 2019

Face à ces contraintes, le ministre d’Etat au Budget a estimé qu’un effort supplémentaire de mobilisation des ressources est requis de la part des administrations financières et services d’assiette. Sur le plan externe, l’engagement ferme des partenaires au développement est vivement souhaité, d’après Pierre Kangudia, pour la mobilisation des financements additionnels.

« En ce qui concerne l’endettement, il ne peut être envisagé que dans les conditions prévues par le cadre réglementaire en vigueur, notamment avec l’implication du Ministère des Finances, dans le respect de la soutenabilité de l’endettement », a – t – il insisté.

Eric TSHIKUMA | Zoom Eco

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