RDC : vers le lancement des opérations d’open market !
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RDC : vers le lancement des opérations d’open market !

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La Banque centrale du Congo (BCC) a prévu de lancer les opérations d’open market au courant de l’année 2018. Ces opérations consistent, pour elle, à intervenir sur le marché monétaire pour acheter ou vendre des titres contre de la monnaie centrale pour fournir ou retirer des liquidités aux établissements financiers. Par cette procédure, la BCC cherche principalement à modifier, à la baisse ou à la hausse, les taux de marché monétaire.

Une réforme, trois objectifs

D’après une note de l’autorité monétaire, cette réforme vise trois objectifs majeurs, à savoir : (i) piloter les taux d’intérêt sur le marché monétaire, (ii) renforcer la gestion de la liquidité bancaire et (iii) consolider le signal d’orientation de la politique monétaire. Il s’agit d’une réforme qui fait partie d’une série de mesures initiées au cours de ces dernières années par la Banque centrale pour renforcer le cadre opérationnel de sa politique monétaire.

Dans le lot, figure la modernisation du Système National des Paiements, la discrimination appliquée dans le calcul de la réserve obligatoire, l’organisation des opérations de change par adjudications et le renforcement du dispositif de gestion de la liquidité par l’instauration des Bons BCC à trois mois.

Instruments juridiques et légaux

Cette réforme trouve sa base légale dans la Loi n° 005/2002 du 07 mai 2002 relative à la constitution, à l’organisation et au fonctionnement de la Banque Centrale du Congo, qui définit les missions de cette dernière.

Les opérations à réaliser dans ce cadre sont prises en charge par les instructions n° 04 et n° 06 de la BCC aux banques, portant respectivement « opérations de refinancement et autres types de concours de la BCC aux banques » et « titres et effets éligibles aux opérations de refinancement à la Banque Centrale du Congo ».

Open market, trois types d’opérations

Il est prévu d’organiser trois types d’opérations d’open market, suivant leurs objectifs, leurs échéances et leurs procédures. D’abord, les opérations de refinancement à court terme. Celles-ci tablent sur des opérations hebdomadaires de cession temporaire de liquidité aux banques, remboursable à une échéance d’une semaine.

D’après la BCC, « elles joueront un rôle pivot dans la poursuite des objectifs que la Banque s’assigne dans le cadre d’opérations d’open market. Elles seront organisées par voie d’appels d’offres suivant un calendrier préalablement établi. Le taux directeur est le taux plancher appliqué sur ces opérations ».

Ensuite, les opérations de refinancement à moyen terme à organiser en deux maturités (une échéance d’un mois par appel d’offre mensuel et une seconde de trois mois d’échéance par appel d’offre trimestriel). L’objectif de ces opérations est de permettre à la BCC de fournir de la liquidité aux banques à une échéance relativement longue.

« Cela a l’avantage de garantir l’instauration d’un mécanisme de gestion longue de la liquidité de marché et permettre à la Banque Centrale d’émettre des signaux à l’attention du marché. Le taux directeur est également le taux plancher dans ces opérations », indique les experts de la Banque centrale.

Enfin, les opérations de réglage fin devant permettre à la BCC d’intervenir sur le marché monétaire en dehors des calendriers établis pour les refinancements à court et à moyen termes. Ces interventions seront effectuées de manière ponctuelle en vue de gérer la situation de liquidité sur le marché et d’assurer le pilotage des taux d’intérêt suivant l’analyse rapprochée de la conjoncture, principalement pour contenir les chocs éventuels de la liquidité sur la stabilité monétaire et piloter l’évolution au jour le jour des taux du marché monétaire.

« Leurs maturités sont variables et peuvent revêtir des formes variées telle qu’une cession temporaire des liquidités, un swaps de devises contre le CDF et reprises de liquidités, etc. Ces opérations sont lancées, en tant que de besoin, à l’initiative de la BCC, et peuvent être exécutées par voie d’appels d’offres ou sur la base de transactions bilatérales », indiquent- ils.

Prévention des risques

Pour s’assurer que les opérations d’open market se dénouent avec succès et que les risques de remboursement sont minimisés, les souscripteurs aux appels d’offres doivent disposer des collatéraux répondant aux exigences prévues dans l’instruction n°6 précitée.

Le lancement de ces opérations par la Banque Centrale constitue une étape majeure dans le développement d’un marché financier structuré en RDC.

« Son succès requiert notamment l’existence d’un marché des titres de dette ; ces derniers étant appelés à faire l’objet des achats ou cessions fermes ou temporaires sur le marché monétaire », rapporte la BCC.

C’est ainsi que l’autorité monétaire pourrait tirer profit de l’émission imminente des bons et obligations du Trésor dont le projet en cours est piloté par le ministère des finances. A quand le lancement officiel de ces opérations prévues au cours de cette année en cours?

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