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Roger Musandji : “Je suis d’une génération réconciliée avec elle-même et avec l’Afrique” 

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Roger Musandji : "Je suis d'une génération réconciliée avec elle-même et avec l'Afrique" 

[Interview] – Lancé en 2011, le journal “Oeil d’Afrique” fait désormais partie des titres panafricains qui comptent. A la tête de ce média, Roger Musandji s’emploie à proposer à ses milliers de lecteurs une information de qualité. Mais l’homme reste discret et accepte difficilement de parler de lui. Le Boss d’Oeil d’Afrique a répondu à ces quelques questions de Zoom Eco.

Zoom Eco : Vous êtes Directeur Général et initiateur de la société “Œil d’Afrique”, Pouvez-vous, en une phrase, nous la présenter ?

Roger Musandji : Oeil d’Afrique est un journal en ligne panafricain réunissant au sein de sa rédaction une dizaine de journalistes un peu partout sur le continent avec le soucis premier d’offrir à nos lecteurs une information décomplexée.
ZE : Quand aviez-vous pris la décision de créer ce journal ? Et pourquoi ?
RM : L’aventure commence d’abord avec un blog que j’avais crée en 2010. Pour moi, “RM Communication le Blog” était un moyen de partager mes réflexions, mes observations sur le quotidien. Très vite, j’ai couvert l’actualité d’un groupe d’activistes Congolais appelés « les combattants » qui multipliaient les actions « coup de poing » afin de dénoncer le pouvoir de Kinshasa. J’ai alors décidé de leur consacrer des interviews. Avec une forte diaspora en France, les congolais sont devenus les principaux lecteurs de mon blog. Avec une moyenne de 2000 lecteurs par jour l’idée d’offrir à ces lecteurs une information complète m’est apparue nécessaire. Je me suis associé avec Berja Bonazebi. C’est ensemble que nous avons réfléchi à la ligne éditoriale et à ce nouveau regard que nous voulions voir porter sur l’Afrique.
ZE : Passion d’enfance, hasard de l’histoire ou un mobile précis vous a poussé au journalisme? 
RM : Je ne pense pas qu’il y eu un événement précis. Mais, je viens d’une famille très politique. Mon grand-Père Yvon Mabanda fut le Président d’un grand parti politique congolais (ABAKO). Chez nous, la radio France Info était toujours en fond sonore. Je me rappelle de l’année de ma seconde passée en Ile de France, chez mon Oncle Jean-Pierre Mabanda. Il avait pour habitude de me répéter : « Je veux te voir lire le journal ou écouter France Info.». Je pense que tout cela m’a conduit vers ce métier que j’ai découvert et qui contribue aujourd’hui à mon épanouissement.
ZE : Parlons de votre expérience. Quelles étapes aviez-vous franchies pour arriver où vous êtes aujourd’hui?
RM : J’ai appris à travailler pour les autres en temps qu’Assistant Manager chez “Sport Foot Conseils”. Une expérience formatrice qui m’a, par la suite, permis  d’être l’Attaché de presse de l’International Français, Sylvain Wiltord. Après l’épisode football, j’ai avec la participation de mon frère Hervé, ouvert deux boutiques de vêtements (pour femmes et import USA pour l’univers Hip-hop). J’ai quitté Rennes pour m’installer à Paris en 2009 où j’intègre le service informatique de la Banque Société Générale.  En 2011, en passe de devenir Team Leader du service informatique en charge des VIP chez GDF-Suez, je décide de partir et lance Oeil d’Afrique.
ZE : Qui sont les lecteurs d’ Oeil d’Afrique ?
RM : Nous avons un panel diversifié. Comme vous vous en doutez, la majorité de nos lecteurs sont africains ou d’origine africaine résidents en occident. Ce sont généralement des hommes entre 25 et 40 ans intéressés par les actualités sociaux-politiques. Nous avons une forte communauté sur les réseaux sociaux. Plus de 847 000 abonnés sur notre page Facebook. Plus de 67 000 abonnés sur Instagram et plus de 11 000 followers sur Twitter. Ce qui nous permet d’avoir une audience honorable.
ZE : « Un autre regard sur l’Afrique ! », c’est le slogan de votre média. Qu’est-ce qu’il vous inspire? 
RM : Vous savez, nous sommes de cette génération réconciliés avec nous-mêmes. Réconciliés avec l’Afrique. Nous sommes de ceux qui pensons qu’il est temps de faire les choses par nous-mêmes et ne plus attendre que l’occident nous montre le chemin. Créer Oeil d’Afrique était un moyen pour nous d’offrir à nos lecteurs l’Afrique qui avance, l’Afrique de l’innovation, l’Afrique de l’intelligence. A l’heure de l’intégration et l’unité africaine, nous avons voulu parlé des 54 Etats. Une façon pour nous de montre toutes les facettes de notre cher continent.
ZE : Derrière Oeil d’Afrique, un business tourne sans faille. Le qualificatif “Businessman” vous va ?
RM : Je ne me suis jamais qualifié ainsi. Mais, si être un businessman c’est réussir à donner une valeur marchande à un produit et à en tirer un bénéfice « financier » alors oui, j’en suis un.
ZE : Quel regard avez-vous sur une approche idéale de la politique en République Démocratique du Congo ?
RM : En République Démocratique du Congo, il existe un peu plus de 477 partis politiques. Très peu ont une idéologie. Peu ont présenté à la population un projet de société digne d’un mouvement désirant gérer la destinée de plus de 70 millions d’âmes. Je ne m’identifie à aucun parti politique.
ZE : Qu’apporte votre média à la diaspora ? Recevez-vous le feedback de vos lecteurs de cette catégorie ?
RM : Nous sommes fière du retour que nous avons de nos lecteurs. La diaspora constitue notre base de lecteurs. Dans le top 5 des pays qui nous lisent la France, les USA et le Canada font parti du top 3. Bien que nombreux sont des opposants aux régimes actuels, ils aiment notre manière de traiter l’information sans partie pris. C’est ça aussi l’autre regard sur l’Afrique. Un regard d’hommes et des femmes intelligents capables d’accepter le débat des idées.
ZE : Si vous aviez un seul mot pour vous décrire, lequel serait-ce ? Pourquoi ?
RM : Ambitieux. Je suis de cette génération qui n’a pas peur de rêver et de rêver grand. Pour ce faire, je met tout en oeuvre pour les réaliser.
Zoom Eco

Edito

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