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RDC : Affaire BGFI Bank, « Le Soir » insiste malgré les mises au point de la Gécamines et d’Egal !

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Dans sa parution du 07 novembre 2016, le quotidien Le Soir a publié les démentis et mises au point de la Gécamines et de la société EGAL citées dans le scandale financier autour de la BGFI Bank révélé par le lanceur d’alerte Jean – Jacques Lumumba, ex. chef des engagements de cette banque commerciale. Le journal persiste et publie même l’extrait de compte de la société EGAL.

Dossier double prélèvements
Selon le journal, la Gécamines a affirmé dans son droit de réponse avoir constaté qu’un trop perçu d’intérêt pour la somme de 2.472.499,99 USD qui avait été encaissé par la BGFI en raison de pénalités indues qui avaient été débitées dans son compte et pour lesquelles elle a, après réconciliation, obtenu gain de cause. En date du 14 septembre 2016, la BGFI a extourné cette somme à la Gécamines en totalité.

« Pour votre information, nous travaillons principalement avec 4 banques de la place, dont la BGFI, et avec lesquelles nous avons le même type d’emprunt. Deux nous proposent des taux de 12% pour des prêts de maturité similaire et une de 10%. Le taux BGFI est donc dans la moyenne du marché congolais. D’ailleurs nous nous apprêtons à renouveler ce prêt, pour nous permettre de faire face à nos besoins de trésorerie à court terme », a précisé le Directeur Général ai. de la Gécamines.

Le Soir reconnait que la Gécamines lui a fourni un extrait de compte qui illustre qu’elle a bien retouché en date du 14 septembre la somme de 2,47 millions USD. Cependant, il estime que la BGFI Bank n’a pas respecté les règles prudentielles.

« Au Congo, les banques n’ont pas le droit de prêter des sommes dépassant 25% de leurs fonds propres. BGFI Bank n’a pas respecté cette règle prudentielle en prêtant 30 millions à la Gécamines », note le journal. Jean – Jacques Lumumba a affirmé quant à lui que le Directeur Général de sa banque l’a menacé pour l’obliger à « débiter doublement ces intérêts ».

Le Directeur Général ai. de la Gécamines, Jacques Kamenga n’a pas manqué de déplorer l’attitude du quotidien belge : « Nous regrettons le ton volontairement tendancieux de votre article et l’apparente volonté de faire ‘un banal incident bancaire une affaire qui excède le cadre normal de relations d’affaires entre deux partenaires commerciaux ».

Dossier 43 millions USD de la BCC à EGAL

Taxée d’être au dessus des lois congolaises et bénéficiant d’avantages indus (fiscaux et financiers), la Société EGAL a rétabli la vérité dans son droit de réponse au journal Le Soir :

« […] pour bénéficier des avantages fiscaux liés du Code des Investissements d’une part, et des dispositions du Code des douanes d’autre part, la Société Egal a pris des participations financières dans des sociétés de pèche installées en République Démocratique du Congo et en Namibie. Ces avantages légaux nous permettent aujourd’hui de mettre sur le marché un poisson à un prix bien plus abordable pour le consommateur congolais, sans qu’il n’y ait en cela rien de répréhensible. Notre entreprise, comme d’autres, fait l’objet de l’attention du fisc dans le cadre de redressements, que nous jugeons abusifs mais que nous subissons, ce qui vient contredire votre affirmation.»

Au sujet des prêts obtenus, selon elle de la BGFI Bank, Egal affirme que ses comptes font bien apparaitre au bilan tant les investissements que les dettes. Comment d’ailleurs pourrait – il en être autrement dans une société anonyme dont les comptes sont certifiés par un cabinet d’audit international, s’interroge – t – elle.

Contrairement à ce que prétend EGAL dans son droit de réponse, Le Soir précise qu’elle n’a jamais évoqué dans son article du 29 octobre les prêts conclus entre EGAL et la BGFI :

« Nous affirmions en revanche que les versements de la Banque Centrale du Congo vers Egal, pour un montant total de 43 millions de dollars n’apparaissent, eux, pas dans le bilan comptable d’Egal. Des propos que nous maintenons ».

Comme Egal l’a rappelé dans un premier temps que [la Banque centrale a déjà fait savoir que le financement d’entreprises privées ne rentrait pas dans son mandat], Le Soir est d’avis qu’une Banque centrale n’est pas habilitée à verser plusieurs dizaines de millions à une société privée.

Toutefois, fait remarquer Le Soir : « Dans son droit de réponse, EGAL semble contester ces versements en évoquant des crédits d’investissement de la BGFI Bank. Nous ne comprenons pas le lien entre ces crédits et les versements litigieux de la Banque Centrale congolaise. Et nous n’avons pas reçu le moindre document qui vienne démentir l’extrait de compte ci-contre, sur lequel les versements de la Banque Centrale vers EGAL apparaissent noir sur blanc. »

La Direction Générale de la société EGAL aurait préféré que Le Soir loue son initiative qui est la seule à intégrer en RDC toute la chaine de valeur depuis les bateaux de pèche, aux bateaux de transport et à la vente et qu’il se penche sur l’impact positif de ses activités en matière de baisse (50%) et de régulation des prix d’une des principales denrées de base de la population congolaise qu’est « le poisson ».

Pour rappel, lors de son point de presse tenu la semaine passée, la Direction Générale de la BGFI Bank a indiqué avoir constaté que le périodique belge « Le Soir » s’est mis sous les liens de complicité de violation du secret professionnel car les révélations faites par son employé Jean Jacques Lumumba sont délictueuses au regard de l’article 73 du Code Pénal Congolais.

« Son employé Jean-Jacques Lumumba, en congé maladie depuis le 20 juin 2016, a pertinemment choisi de se délier spontanément du secret professionnel auquel il est contractuellement tenu en édulcorant et déformant volontairement des informations pourtant confidentielles, internes et décentes, obtenues frauduleusement, pour des fins destructives conduisant à exposer au mépris public son employeur et à tenir son image de marque », précise la déclaration officielle de la banque.

A tout prendre, constate un observateur, ce dossier commence à prendre des allures d’un jeu de ping – pong entre la BGFI Bank et ses clientes d’une part, le lanceur d’alerte et le quotidien belge Le Soir d’autre part. Il n’y a aucun doute que les prochains jours arrivent avec un train de procès judiciaires afin de rétablir la vérité. Affaire à suivre !

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