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RDC : dissolution de KCC, Gécamines et Katanga Mining devant la justice ce 8 mai 2018 !

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La Générale des carrières des mines (Gécamines) et Katanga Mining, filiale de Glencore en RDC, devront répondre, sauf imprévu, à l’audience fixée par le Tribunal de Commerce de Kolwezi le 8 mai 2018. Le surendettement et la non-reconstitution des fonds propres de leur société commune est à la base d’un dialogue de sourds installé entre les deux parties. Conséquence : la Gécamines a sollicité auprès de la justice, depuis le 20 avril dernier, la dissolution de Kamoto Copper Company (KCC).

En effet, la Gécamines accuse son partenaire d’avoir, par une série d’accords financiers et commerciaux intragroupe durant plus de dix ans, mis en œuvre une politique qui a abouti à ponctionner, à son seul profit, la trésorerie et la richesse de KCC.

« En se basant uniquement sur les quatre derniers exercices, la dette financière est ainsi passée de 3 233 736 880 USD à 4 572 497 908 USD et la dette commerciale de 1 967 255 847 USD à 4 473 525 056 USD, en sorte que la société se trouve endettée, fin 2017, à l’égard du Groupe Glencore à hauteur de 9 milliards USD, le tout en supportant des taux d’intérêt annuels pouvant atteindre 14%, très loin des conditions auxquelles la maison-mère emprunte, pour ensuite prêter à la société commune. Ce sont ainsi plusieurs centaines de millions de dollars d’intérêts qui sont chaque année dus par KCC au groupe d’actionnaires majoritaires », a révélé la Gécamines dans une mise au point officielle.

De son côté, la filiale de Glencore considère cette situation des capitaux propres négatifs comme une problématique comptable qui résulte des pertes historiques de KCC suite à la réhabilitation des infrastructures vétustes qu’elle aurait héritées au moment du rachat du complexe minier de Kolwezi.

Son communiqué précise ce qui suit : « KCC et ses actionnaires de Katanga ont fait de nombreuses tentatives pour engager des négociations constructives avec la Gécamines pour remédier à cette situation et continueront de tenter d’engager ces négociations. KCC et ses actionnaires de Katanga Mining prendront toutes les mesures nécessaires pour remédier à cette situation et s’assurer de la consolidation et la poursuite de ses opérations ».

Pour régler, à l’amiable cette situation, apprend – on d’une source confidentielle, Katanga Mining aurait proposé à Gécamines, l’an dernier, un plan de recapitalisation conformément aux lois congolaises et aux termes de l’accord de coentreprise. D’où sa surprise de voir son partenaire minoritaire engager cette démarche judicaire de manière unilatérale.

Si Katanga Mining soutient que KCC dispose de suffisamment de fonds pour opérer et continuer de payer ses obligations envers tous ses créanciers, la Gécamines est déterminée à aller jusqu’au bout de sa logique. Celle de mettre urgemment fin à cette forme de gestion installée par ses partenaires portant de manière systématique atteinte, depuis 10 ans, à ses intérêts et  plus généralement de la RDC.

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Cotée à la bourse de Toronto, Katanga Mining vient de perdre la moitié de la valeur de son action qui a baissé de 1 500 USD à 750 USD. D’après les analystes, dès que cette valeur atteindra moins de 500 USD, la bourse va devoir annoncer la suspension de la vente des titres de cette société pour éviter que les actionnaires ne perdent tous leur argent.

Pour rappel, KCC est une jointe-venture détenue à hauteur de 25% par Gécamines et 75% par le groupe Glencore à travers sa filiale congolaise Katanga Mining. Cette dernière est issue, de la fusion des groupes Katanga et Nikanor, dans lequel le milliardaire israélien Dan Gertler était également actionnaire, avant de céder ses parts dans Katanga à Glencore en février 2017.

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