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RDC : Licenciements abusifs dénoncés à la FBNBank !

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RDC : Licenciements abusifs dénoncés à la FBNBank !

La FBNBank a procédé au licenciement « abusif » d’un groupe d’agents et cadres dont l’ancienneté est de plus de 10 ans dans cette entreprise. Cette opération a été faite en violation flagrante des dispositions légales en matière du travail. L’intersyndicale l’a dénoncé dans un courrier officiel adressé à l’Inspecteur Général du Travail parvenu à Zoom Eco. Objectif : arrêter cette « hémorragie professionnelle » mettant en mal des valeurs de gestion des carrières que prônent la FBNBank. Même si pour d’aucuns, la stratégie de cette banque consisterait à dégraisser le personnel coûteux.

La paix sociale est mise en mal au sein de la FBNBank (ex. Banque Internationale de Crédit au Congo, BIC). La majorité du personnel y travaillant depuis bien avant l’acquisition de cette société par les nigérians est aujourd’hui victime d’une chasse arbitraire et irrégulière dont les vrais mobiles restent à ce jour connus que de leurs propriétaires. Fait que les autorités congolaises habilitées à veiller à la situation des travailleurs ne peuvent nullement tolérer.

Faute lourde, argument farfelu

Tout part des crédits – maisons que la banque a accordés à cette catégorie du personnel dont l’ancienneté atteint les 10 ans. C’est environs 40 agents qui ont souscrits à ces crédits entre les années 2013 et 2015 avec comme gage unique leur emploi.

« A ce jour, nous sommes surpris de voir l’employeur résilier les contrats de ces agents souscripteurs pour ne lui avoir pas remis les titres de propriété desdites maisons, chose qui n’a jamais été un préalable à leur convention au moment d’accorder ces crédits », a déploré l’Intersyndicale dans sa lettre du 19 Octobre 2017.

Entre les lignes, il se révèle clairement que l’argument de « faute lourde » évoqué par la FBNBank face au refus des agents de mettre à sa disposition les titres de propriété est farfelu.

Car, en plus du fait que l’Employeur récupère normalement les quotités de remboursements convenues sur les mensualités des travailleurs, rien n’obligeait ces agents à remettre à la banque leurs documents de propriété.  

A ce sujet, l’Intersyndicale est formelle : « Nous relevons […] qu’en énervation des dispositions légales auxquelles l’employeur se réfère, le délai de 48 heures pour résilier le contrat de travail en cas de faute lourde, les résiliations sont intervenues plus de dix jours après ».

Dégraissage du personnel coûteux

Si les uns s’interrogent encore sur les vraies raisons de cette démarche hasardeuse et illégale, d’autres voix soupçonnent la stratégie machiavélique des propriétaires à procéder au dégraissage du personnel couteux. Allusion faite à des agents et cadres ayant une ancienneté de plus de 10 ans.

En effet, selon des analystes, les décomptes finals de cette catégorie d’agents pèsent lourds, en plus du fait qu’ils aient souscrits à de crédits allant jusqu’à 144 mois (soit plus de 10 ans). Avec cette stratégie de résiliations de contrats pour « faute lourde », tout agent concerné ne pourra plus bénéficier de son décompte final qui, au fil des ans, deviendra de plus en plus important à charge de la Banque.

D’où, le recours à cette stratégie pour désintéresser, de « force » et sur base d’un argument farfelu, le personnel coûteux afin de pouvoir céder au futur acquéreur une banque sans passifs ni charges lourds. Déjà que dans le milieu du personnel de la société, des murmures font état d’une probable future reprise de la FBNBank par une firme portugaise avec qui elle serait déjà en pourparlers. A la direction de la FBNBank de fixer l’opinion. Affaire à suivre !

Zoom Eco

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