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RDC : retombées du renouvellement du contrat d’exploitation pétrolière Perenco  !

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Cinq mois après la signature du renouvellement de la convention d’exploitation pétrolière de Perenco, les premières retombées sont déjà palpables et les perspectives sont prometteuses. La société investi dans le renouvellement des équipements, la production onshore et offshore augmente autant que les ventes du pétrole. Cette situation entraîne un impact positif sur les recettes de l’Etat et la responsabilité sociétale de Perenco dans le Kongo Central. Des chiffres ont été évoqués lors du 5ème Café des hydrocarbures qui s’est tenu samedi 12 mai l’hôtel Memling de Kinshasa.

Dans son mot introductif, le ministre des hydrocarbures, Aimé Ngoy Mukena a rappelé les trois grandes dates de ce nouveau parcours de Perenco avec l’Etat congolais. La première est celle du 25 octobre 2017, date à laquelle il y a eu signature de l’avenant N° 8 de la convention de Perenco. Ensuite, celle du 21 novembre 2017 consacrant la publication de l’ordonnance du chef de L’Etat qui a approuvé l’avenant. Enfin, la date du 10 février 2018, jour de l’inauguration de l’appareil de forage de Perenco.

Ces trois moments ont posé, d’après le ministre, les bases sur lesquelles les activités de Perenco vont devoir se développer de manière durable au profit de l’exploitant, de l’Etat congolais et de la communauté locale.

Production et ventes en hausse 

D’après Adrien Broche, le directeur général de Perenco, son entreprise constate déjà une certaine augmentation de plus de plus de 20% la production pétrolière. Si en 2017 elle produisait 21 000 barils/jour, à ce jour elle est 25 000 barils/jour.

L’objectif  est d’atteindre 30 000 barils/jour en décembre 2018 grâce notamment au renouvellement de matériels. «Ça sera un record jamais réalisé depuis plus de 30 ans», a – t – il insisté.

Une autre augmentation concerne les ventes. En 2017, la vente était autour de 600 000 barils tous les 32 jours. Mais grâce à Fololo (la plateforme made in Congo dont les pièces ont été rassemblées à Banana), la vente atteint présentement 600 000 barils tous les 24 jours. Donc, le délai d’arrivée d’un bateau d’approvisionnement du pétrole vient d’être réduit de huit jours. Avec la projection de 600 000 barils tous les 20 jours attendue à la fin de cette année, ce délai sera réduit davantage de 12 jours.

Par conséquent, s’il fallait 64 jours pour écouler 1,2 millions de barils en 2017, il faudra juste 40 jours pour vendre cette quantité à partir de janvier 2018. Donc, sur la période initiale de 64 jours, Perenco pourrait être en mesure d’écouler sur le marché plus de 1,8 millions de barils en 2019.

Fiscalité, évolution sensible

De l’ensemble de revenus générés par Perenco à la suite de cette exploitation, l’Etat congolais capte 70%. Et ce, conformément à la convention en vigueur. A titre d’exemple: Taxe de statistique 1% des ventes, Taxe marge distribuable 40%, Taxe de participation 20% et Impôts sur les bénéfices 35%.

De ce fait, sur la concession onshore, c’est plus de 50 millions USD qui ont été perçus par l’Etat en 2017. Et ce chiffre sera doublé en 2018. Sur la concession offshore, les recettes de l’Etat passeront d’environs 110 millions USD en 2017 à plus de 150 millions USD en 2018.

Responsabilité sociétale de Perenco

Dans le cadre de ces échanges, plusieurs élus du Kongo Central ont manifesté leurs inquiétudes sur les actions sociales et environnementales de cette entreprise pétrolière. A ce sujet, Adrien Broche a rassuré que le social des communautés locales est une grande préoccupation de Perenco.

D’après lui, il existe deux types de budgets sociaux : conventionnel et non conventionnel. Et plusieurs secteurs d’intervention parmi lesquels : l’éducation, l’emploi, l’électricité, la culture, l’environnement et le sport. Dans ce cadre, des écoles sont réhabilitées et équipées autant que des hôpitaux. Un protocole d’accord a été signe pour appuyer la Regideso et la SNEL. Quant au développement communautaire, Perenco soutient de grands projets agricoles et procède chaque année à la remise de matériels.

Une notabilité de Moanda présente dans la salle a témoigné du soutien financier dont elle a bénéficié pour un projet agricole bancable qu’elle a initié. Elle a, par la même occasion, lancé un appel aux participants d’approcher cette entreprise pétrolière pour lui soumettre d’autres projets.

Problématique environnementale 

Les conséquences de cette exploitation pétrolière sur la zone côtière est une autre préoccupation des élus du peuple évoquée au cours de cette rencontre d’échange. Perenco a rassuré de son engagement dans la lutte contre la déforestation qui menace le parc marin de Mangroves. Elle apporte également un soutien financier à l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) et à la mise en place d’une usine de transformation de bouteilles en plastiques en pavées.

Il y a également la production du gaz comme palliatif du courant électrique d’autant plus que c’est le manque du courant qui pousse la population à se rabattre sur les arbres pratiquant ainsi la déforestation à grande échelle.

En rappel, le Café des hydrocarbures est un cadre d’échanges d’information, de partage entre le ministre des hydrocarbures, les experts, la population et élus du peuple, ainsi que les professionnels de média sur des questions liées aux hydrocarbures. Pour cette 5ème édition, l’accent était mis sur la société Perenco.

En effet, cette entreprise est présente en RDC depuis 2001, où elle est le seul producteur de pétrole. Sa zone d’opération est située sur la zone côtière de Muanda dans la province du Kongo Central à l’ouest de la RDC.

Nadine FULA & Eric TSHIKUMA  | Zoom Eco

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