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RDC : scandale dans le ciel, un opérateur privé exploite deux avions avec une même immatriculation !

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[EXCLUSIF] – Une compagnie privée d’aviation civile opérant en RDC exploite deux aéronefs différents avec un seul numéro d’immatriculation. D’après un lanceur d’alerte proche de la Tour de contrôle de l’aéroport de Ndjili, ce numéro aurait été officiellement délivré par l’Etat congolais pour l’un des deux aéronefs, tous vieux de plus de 20 ans. Face à son caractère exclusif et à la violation flagrante de la réglementation de l’aviation civile, l’Autorité de l’aviation civile (AAC) se voit interpellée.

La sécurité aérienne commence d’abord par le respect strict des normes régissant le secteur de l’aviation. Comment expliquer le fait que deux avions distincts puissent porter la même immatriculation ? Soit c’est l’un, soit c’est l’autre qui porte exclusivement ce numéro d’immatriculation. L’AAC peut-elle admettre que ces deux avions de même type naviguent allègrement dans le ciel congolais estampillés (par exemple 9Q-ABC) ? Que des questions qui interpellent des congolais avertis.

Réglementation violée

Des experts du secteur de l’aviation sont d’avis que l’exploitation d’un numéro d’immatriculation pour deux avions différents est une violation cynique de la réglementation. Car, tout opérateur, fût – il privé comme dans le cas d’espèce, n’est sensé l’ignorer.

En plus de l’exclusivité du numéro d’immatriculation, l’Etat congolais a strictement interdit, à travers son gouvernement, toute importation en RDC d’un aéronef ou un produit aéronautique dépassant quinze (15) ans de sa fabrication. L’article 5 de l’Arrêté du ministère des Transports et Voies de communications du 13 novembre 2012 en dit long.

Par conséquent, indique le lanceur d’alerte ayant requis l’anonymat, revenir à cette vieille pratique en 2018 serait faire un bond en arrière de plus de 10 ans alors que le pays s’est engagé sur la trajectoire d’assainissement du trafic aérien jadis empesté par des aéronefs taxés des cercueils volants qui endeuillaient fréquemment la RDC. Ce qui lui aura valu son inscription, jusqu’alors indélébile, dans la liste noire l’OACI.

Manque à gagner pour le Trésor

Si voler en violation flagrante des normes établies assure les intérêts de cet opérateur non autrement identifié, cela rend l’Etat congolais victime du coulage des recettes à ciel ouvert. En exploitant deux avions avec un même numéro d’immatriculation, ce sont des millions en termes d’argent qui échappent chaque jour du Trésor public, au profit de cette compagnie aérienne qui s’illustrerait dans la fraude fiscale.

Une pratique trompeuse qui, d’après la même source, est érigée en système, en une véritable mafia dans le trafic aérien congolais. Et ce, aux dépens de la sécurité des passagers et du trésor public.

Des faussaires à sanctionner

Pour autant que certains exploitants privés opèrent, selon notre source, sous la bénédiction de certains compatriotes avec lesquels ils collaborent pour leur sale besogne, commente un expert du secteur sous l’anonymat, ils devraient se rappeler que l’heure n’est plus à des intouchables foulant aux pieds les lois et règlements du pays à leur gré de donneurs de leçons à tout un Etat.

D’où, la nécessité pour l’AAC et le ministère des Transports et voies de communication d’initier, en urgence, une série de contrôles rigoureux sur le dossier des parcs d’aéronefs des compagnies privées opérant en RDC. Finalité : sanctionner sévèrement et mettre hors d’état de nuire tous les faussaires du secteur d’aviation civile congolaise.

A tout prendre, importer frauduleusement des vieux aéronefs interdits sur le sol congolais et les exploiter sous des numéros d’immatriculation des autres unités flottantes agréées et déjà opérationnelles est une pratique doublement suicidaire tant qu’elle viole la réglementation y relative et occasionne d’importants manques à gagner au Trésor public.

Le contrôle de l’Autorité de l’aviation civile de la RDC devrait être de rigueur, indistinctement, sur l’ensemble du secteur pour tous les aspects liés à la réglementation en vigueur.

Zoom Eco

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